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mercredi 13 juillet 2011

Ce n'est pas la taille qui compte

Comme quoi, comme diraient certains (ils se reconnaîtront ;) ), mieux vaut un petit qui frétille qu'un gros qui roupille !
Le tournoi de sumos a commencé ce dimanche à Nagoya - les sumos ont eu 2 semaines pour se préparer et s'entraîner depuis leur arrivée en shinkansen à la gare de Nagoya.
Nous avons pu découvrir Takanoyama Shuntaro (Pavel Bojar de son vrai nom), un sumo originaire de République Tchèque qui, malgré son poids plume - ce qui est très rare pour un sumo - arrive à mettre ses concurrents au tapis.

lundi 27 juin 2011

Meet the Sumos

Hier, nous sommes allés à la rencontre des Sumos, qui arrivaient à la gare de Nagoya pour participer au tournoi annuel (auquel nous avions assisté il y a 2 ans, voir message >> ici <<).

jeudi 28 avril 2011

Tout s'explique ! C'est le Yakudoshi !

Profitant de son temps libre sur Bruxelles, Sophie a retrouvé ici une de ses élèves à qui elle donnait des cours de Français au Japon et qui est arrivée sur Bruxelles avec son mari en Mars.
Du coup, nous passons beaucoup de temps ensemble, à discuter de la Belgique, de la France, du Japon, et à échanger des recettes de cuisine !! Donc ça y est, je sais cuisiner l'okonomiyaki, youpie ! Vivement que je retrouve ma cuisine !
Bref, elle est mon rayon de soleil Japonais en ces périodes un peu troubles...

mardi 16 novembre 2010

Shichigosan

Kezako, ça, le Shichigosan 七五三 ? Et bien littéralement, cela veut dire "sept-cinq-trois", et il s'agit de l'une des trois fêtes de l'année qui célèbrent les enfants. Mais celle-ci, qui date de la période Heian et a lieu le 15 Novembre, célèbre uniquement les enfants de trois ans, les garçons de cinq ans et les filles de sept ans.
Pourquoi uniquement ces âges, vous allez demander...

vendredi 15 octobre 2010

Hyaku en shop 百円ショップ

Le Japon, c'est la société de consommation à outrance, tout le monde le sait : plein de magasins partout, ouverts tous les jours et généralement jusqu'à 22h, un choix énorme...Difficile de résister !
Nous, nous apprécions particulièrement les "Hyaku-en shoppu" 百円ショップ, comprenez "Boutiques à 100 Yen".

vendredi 30 juillet 2010

Festivals

L'été c'est la saison des festivals. Alors tout le monde enfile son yukata et part en famille ou avec ses amis se balader dans les parcs, près des temples ou près de la mer, enfin partout où des festivals sont organisés.
En ce moment, on a l'embarras du choix : chaque week-end il faut choisir entre une dizaine de festivals organisés dans la région de Nagoya.
Alors le week-end dernier on a choisi le Tenno Matsuri 天王祭り, à Nagoya, et le Tai Matsuri 鯛祭り ou festival de la daurade à Toyohama, dans le Sud de la Péninsule de Chita (où se trouve l'aéroport de Nagoya). Tout un programme !
Le premier festival est l'un des trois plus grands festivals "de rivière" du Japon, il existe depuis 500 ans, et il était impressionnant par le monde qu'il rassemblait : des milliers de personnes se pressaient dans le Parc de Tenno-gawa pour admirer les Makiwara-bune, des bateaux illuminés d'environ 400 lanternes qui naviguaient sur la rivière Tenno.
Il y a 5 bateaux, chacun offert par une commune différente. 
Le "Mabashira" a 12 lanternes - chacune représentant un mois de l'année ; la "voilure" est elle constituée de 365 lanternes, et à l'avant du bateau se trouvent 30 lanternes appelées les "Miyoshi-nagashi", qui représentent un mois.
Bref, compliqué tout ça, mais le résultat était magnifique à voir, surtout avec les feux d'artifice !

Le lendemain, direction le festival des pêcheurs à Toyohama pour voir les daurades ! Il faisait une chaleur étouffante (40°c à l'ombre) mais rien ne nous arrête ! 
                                         Les playmobils aussi avaient chaud !! :-)
Les 5 bestioles (noires ou rouges) de 10 mètres par 18 étaient très belles, faites simplement en tissu et bambou et portées par des hommes que la chaleur n'avait pas arrêtés non plus !
Mais nous avons été très surpris de voir que ces beaux poissons, qu'ils mettent chaque année plus de 2 mois à confectionner, après avoir été portés triomphalement dans toute la ville, puis baignés dans la mer, étaient finalement fracassés sur un torii devant un temple, comme pour un vulgaire crash-test...
Peut-être que la symbolique veut que cela porte bonheur au pêcheur...On ne sait pas, et on a demandé à l'un des "porteurs" de la daurade et lui ne savait pas non plus.
En tous cas c'était triste de voir les poissons tout défigurés ! Mais les "festivaleux", eux, s'en fichaient pas mal et ont bien fêté la fin du festival ! Ils étaient bien gais !
Ils sont fous, ces Japonais !
Et ce week-end on remet ça avec d'autres festivals que nous vous raconterons bien sûr...surprise !

mardi 29 juin 2010

Charisma Man

A Nagoya, il y a 2 communautés d'expatriés : les Toyota / salarymen, et les Charisma Man. La première, vous voyez de quoi on parle, et pour cause, mais la seconde, c'est quoi ? 
Charisma Man est en fait une BD créée par 2 Canadiens pour le magazine Alien destiné aux étrangers installés au Japon. Elle décrit ce jeune homme importé tout droit du monde Occidental (généralement les US ou le Canada) et venu au Japon pour échapper à son pays, où il est considéré comme un geek. Il ne connait rien du Japon, de ses coutumes, ses habitants, sa langue, mais une fois arrivé au pays du soleil levant, il se transforme pourtant en un Playboy irrésistible, un prof d'anglais suscitant l'admiration et l'émoi chez les Japonaises qui trouvent de toutes façons charmant tout ce qui est Occidental..
On croise donc très souvent des Charisma Man au bras d'une, voire de plusieurs jolies minettes Japonaises qui d'une part ne voient pas que c'est un loser, et d'autre part, aimeraient peut-être bien expérimenter autre chose que la vie de couple Japonaise.
Cliquez sur les vignettes pour les agrandir.
Pourtant la vie n'est pas toujours facile pour notre super héros : d'abord ses rencontres avec les femmes Occidentales, seules capables de percer son secret et de le révéler sous son vrai jour, lui rappellent qui il est vraiment.
De plus, l'impossibilité de communiquer, et l'impression d'être malgré tout toujours un "Gaijin", pas vraiment rejeté mais pas vraiment intégré dans la société non plus, sont de plus en plus pesantes.

 

Beaucoup de Charisma Man retournent finalement au pays, où ils reprendront leur vie "normale", anonyme et sans gloire. Certains choisissent pourtant de rester et fondent une famille avec la Japonaise qui aura su conquérir leur coeur et faire la différence parmi toutes les autres. Pour finalement peut-être ensuite retourner dans leur pays d'origine avec femme et enfants.
Il ne faut pas généraliser tout ceci, et tous les étrangers installés ici ne sont pas forcément des Charisma Man, mais il faut admettre que le portrait dressé est pourtant assez ressemblant. Ici, on connait tous un Charisma Man...

Site officiel de Charisma Man.

dimanche 14 mars 2010

Le Jour Blanc


Le 14 Mars, un mois pile après la St Valentin (dont nous vous avions expliqué dans un précédent message les coutumes un peu différentes de chez nous) , c'est le White Day (ホワイトデー, [howaito dē] ).
Pour la St Valentin, il est coutume que les femmes offrent aux hommes (petit ami, mari, collègue) des chocolats. Du coup, pour remercier les femmes, les hommes offrent à leur tour des chocolats le 14 Mars.
Le cadeau offert par les hommes est censé être d'une valeur 3 fois plus importante que le cadeau reçu, c'est pourquoi on l'appelle sanbai-gaeshi 3倍返し (« triple retour »).
Le cadeau initial étant déjà cher (eh oui, le chocolat, c'est quasiment un produit de luxe au Japon), certains Japonais, de plus en plus, refusent poliment les chocolats qui leur sont offerts (radins !!!!). Quel tact !

Le White Day remonte a priori aux années 60, et s'appelait à l'époque le "Marshmallow Day". Il a été crée par un fabricant de guimauves, qui proposait aux hommes de "rembourser" les chocolats et autres cadeaux reçus pour la St Valentin en offrant à leur tour des guimauves.

Puis la tradition a été reprise par les industries, qui ont réalisé que cela pouvait devenir lucratif ! Elles ont donc proposé aux hommes d'acheter du chocolat blanc, ou d'autres cadeaux de couleur blanche. Aujourd'hui, il n'y a plus vraiment de règle, mais le tout est bien sûr emballé dans des boîtes blanches.
Bref, un véritable événement dans les magasins qui ne manquent pas de rappeler cette occasion au plus étourdi des hommes ! ;-)


Pour la petite anecdote, les adolescents, eux, offrent un ruban blanc à l'élue de leur cœur… même si celle-ci ne leur a pas donné de chocolats. Si celle-ci, à la fin du White Day, l'a noué (où que ce soit : poignet, sac, cheveux) cela veut dire qu'elle a les mêmes sentiments amoureux que celui qui le lui a offert. Kawaiiiii!!

mercredi 10 mars 2010

Pachinko


Il y a quelques semaines, nous vous avions montré une parodie de Matrix, qui était en fait une publicité pour de nouvelles machines de Pachinko. Et vous vous demandez toujours ce que c'est, le Pachinko. Alors, voici quelques explications.

Le Pachinko パチンコ est un jeu d'argent, qui se situe entre le flipper et la machine à sous.
Le premier Pachinko aurait été importé de Chicago par un détaillant d'Osaka, mais depuis, cela s'est largement généralisé à tout le pays : il y aurait aujourd'hui environ 15,000 salles de Pachinko, soit 2 Millions de machines, et à voir les parkings bondés en permanence, on peut dire que c'est carrément un phénomène de société : 1 Japonais sur 4 y est accro ! Cela fait 30 Millions de joueurs, tout de même !!


Nous étions curieux de comprendre pourquoi ce jeu a tellement de succès. Des collègues de Cyril ont donc essayé de nous initier, et de nous faire partager leur "addiction"...mais on n'a pas vraiment accroché.

D'une part parce-que l'ambiance dans les salles de Pachinko est tout simplement intenable et les sens sont mis à rude épreuve :
1) imaginez le bruit d'un A380 au décollage...et bien là c'est pareil. Le bruit des billes en acier, des machines clinquantes, des musiques etc. est carrément atroce et assourdissant ! Pour vous dire, certains joueurs mettent carrément des billes en acier dans leurs oreilles pour faire "Boule Quiès" !!!
2) au Japon, rappelez-vous, on fume dedans, pas dehors ! On se retrouve donc dans un véritable aquarium, dans lequel il vaut presque mieux rester en apnée !
3) la lumière des néons, des machines est vraiment fatigante et vient s'ajouter à tout le reste !
Bref, quand on est là-dedans, on n'a qu'une envie, c'est de vite en ressortir !! Mais comment font-ils pour passer tous leurs week-ends et leurs soirées là-dedans ?? Voici une petite vidéo pour que vous compreniez mieux :


D'autre part, parce que l'intérêt du jeu nous a un peu...échappé on va dire.
En fait, il faut contrôler, à l'aide d'une petite manette, la vitesse à laquelle les billes d'acier sont projetées à l'intérieur de la machine. Le joueur est donc plutôt passif. La plupart de ces billes ne font que dégringoler et disparaître dans la machine, mais certaines arrivent à se frayer un chemin dans des trous spéciaux. Cela active une machine à sous, et l'on gagne si les mêmes 3 images apparaissent. Et là, on gagne alors plein de nouvelles petites billes et on peut donc continuer le jeu. On a perdu quand on n'a plus de billes. Nous, on a perdu au bout de 5 minutes...Mais peut être aussi parce-qu'on n'avait pas mis une grosse mise au départ.


Quant à nos "initiateurs", nous avons été surpris par leurs gains : quelques 15,000 Yen, (environ 100 Euros) - ça payait le resto et le karaoké d'après ! ;-) Ca en fait, des billes, tout ça !


Et pourtant, les jeux d'argent sont interdits au Japon. En fait, les gains (petites billes en acier) sont échangés contre des lots ou des tickets, eux-mêmes ensuite échangés contre de l'argent dans des petites cahutes avoisinantes et en général tenues par les yakuzas (mafia Japonaise). Et comme tout ça n'est pas très légal, l'échange se fait de façon hyper discrète et rapide.

Bref, pas de risque que l'on nous trouve là tous les we...on préfère visiter et profiter du beau temps. Mais ça valait le coup d'être vu !

vendredi 5 février 2010

Dehors, le démon !


Le 3 Février (mercredi) au Japon c'était Setsubun 節分. Cette fête nationale célèbre l'arrivée du printemps selon l'ancien calendrier lunaire et remonte à l'époque Heian (7e siècle).
"Setsubun" signifie en fait le passage d'une saison à l'autre ("setsu" = saison : "bun" = limite, séparation). Autrefois, on fêtait 4 Setsubun par an, à chaque saison, mais seul le premier, celui du Printemps, symbole du renouveau après l'hiver, est aujourd'hui célébré.
Le symbole est donc clair : Setsubun, c'est pour se débarrasser de toutes les mauvaises choses de l'année précédente et pour commencer la nouvelle année de la meilleure façon possible.

Concrètement, donc qu'est-ce qu'on fait à Setsubun ?

Le rite de Setsubun consiste à chasser le démon et à éloigner les mauvaises influences du foyer. Il se déroule généralement le soir, puisque c'est à ce moment que vient le démon.
Par les fenêtres de la maison, ou bien dans les temples, on lance des graines de soja appelées "mamemaki" en criant « Oni wa soto, fuku wa uchi », c'est à dire « dehors le démon, dedans le bonheur ».

On mange un nombre de mame équivalent à son âge, plus un, pour se purifier intérieurement et là aussi chasser les démons et passer l'année sans problème.

Il est également coutume d'éloigner l'esprit du démon par l'odeur puissante de têtes de sardines grillées, par la fumée du bois qui brûle et par le bruit des tambours. Certaines personnes décorent encore le pas de leur porte avec des têtes de poissons et des branches de houx piquants pour tenir le démon à distance. .

Dans notre région et celle d'Osaka, on déguste aussi les "ehômaki" 恵方巻き.
Il s'agit de grands sushis roulés dans une feuille d'algue grillée, plus connus sous le nom de "makis". Cela permet en fait de rouler le bonheur dans l'algue et l'empêcher de s'échapper (très imagé !). Traditionnellement on y mêle sept ingrédients différents, correspondant aux sept dieux du bonheur révérés par les Japonais.

Attention toutefois à la dégustation du "ehômaki", il y a plusieurs règles à respecter :
- Ne pas le couper avant de le manger, car il ne faut pas "couper le bonheur",
- Le déguster en faisant face à "Ehô", la direction du bonheur de l'année en cours,
- Le déguster en silence !
Mercredi les magasins étaient donc remplis d'ehômakis, et tout le monde se ruait dessus, c'était vraiment marrant à voir.
Nous n'avons pas résisté à la tentation et avons pu nous aussi déguster nos ehômakis, mais pas sûr qu'on ait pu respecter toutes les règles. Quant aux haricots, bof, ça n'avait pas l'air très bon donc on s'en est passé...Argh, on espère que le démon ne va pas s'acharner sur nous cette année, alors !!

mercredi 20 janvier 2010

Objet perdu = objet retrouvé !


Tout le monde le sait, le Japon est un pays "Safe". On peut se balader à n'importe quelle heure du jour ou de la nuit, sans vraiment risquer quelque chose. En tous cas, il n'y a pas de sentiment d'insécurité
, on ne sent pas d'agressivité ou de méchanceté chez les gens et c'est tellement agréable de pouvoir prendre un train à 22h sans avoir peur ou se promener dans la rue sans regarder les gens de travers. Les agressions sont très rares, tellement que lorsqu'il y en a une, cela fait la une des journaux. [Pourquoi le loueur de CD/DVD qu'il y a juste en face de chez nous s'est fait braquer en pleine nuit il y a quelques mois, mystère...?]

On ne sait pas à quoi est due cette "gentillesse". Est-ce inné, est-ce une histoire de religion, d'éducation, de culture...?
En tous cas, sachez une chose : si vous oubliez ou perdez quelque chose, vous êtes quasiment sûr - sauf exception ou Gaijin qui passerait dans le coin ;-) - de le retrouver ! Car tout objet perdu est directement ramené par qui le trouverait dans l'un des nombreux "Bureaux des objets trouvés" du Japon.

Nombreuses sont les anecdotes à ce sujet : Des amis avaient oublié leur appareil photo dans le Shinkansen...Ils l'ont retrouvé au bureau des objets trouvés de la gare d'arrivée. Un collègue avec qui nous dînions avait oublié son téléphone dans le restaurant...il l'a récupéré. Un ami avec qui nous buvions un verre dans un bar avait oublié sa sacoche de boulot en partant précipitamment pour prendre le dernier train...le serveur nous a couru après pendant 10 minutes, la sacoche à la main !
Et c'est sans vous parler de cet ami Japonais "tête en l'air" qui a dû oublier son porte-monnaie une bonne vingtaine de fois et qui, à chaque fois, l'a retrouvé, intact !
Ca fait rêver, non ?

Il faut ajouter quelque chose qui apparemment est une règle au Japon : si vous retrouvez le porte-monnaie de quelqu'un, vous pouvez le ramener dans le Bureau des objets trouvés, ou bien contacter son propriétaire directement si vous trouvez ses coordonnées. Dans les deux cas, celui-ci devra vous donner en "remerciement" 10 à 20% de la valeur du cash contenu dans le porte-monnaie. Par exemple s'il y avait 10,000 Yen (75 Euros) en cash, il devra vous donner 1,000 à 2,000 Yen pour vous remercier. Pas mal comme principe, non ?

mercredi 2 septembre 2009

Sumos


Au mois de Juillet nous avons assisté à une spécialité bien Japonaise : le tournoi de sumos 相撲 qui a lieu une fois par an à Nagoya.
Outre le baseball et le football, ce sport reste au Japon l'un des sports les plus populaires, et ce depuis bien longtemps puisque les combats sumo sont apparus il y a près de 1 500 ans, sous forme de rituels religieux shinto : des combats sumo ainsi que des danses et du théâtre étaient dédiés aux dieux en même temps que des prières pour obtenir de bonnes récoltes.

Mais que savez-vous du sumo ?
Tout d'abord, Les lutteurs de sumo sont appelés au Japon rikishi 力士« professionnel de la force », voire o-sumō-san お相撲さん « M. Sumo », avec une marque de respect, plutôt que sumotori 相撲取り, appellation utilisée en France, mais peu au Japon, si ce n'est pour les débutants.
Ensuite le sumo professionnel est un sport réservé uniquement aux hommes. Dommage car j'imagine que certains d'entre vous auraient bien aimé voir des femmes se battre entre elles, vêtues de la sorte ;-) (mais moins corpulentes, alors...).

Lors des combats, les sumos ne sont vêtus que du mawashi, une bande de tissu serrée autour de la taille et de l'entrejambe, qui constitue la seule prise solide autorisée pendant le combat. Celle-ci fait réglementairement entre 9 et 14 mètres suivant la corpulence du rikishi.
Ils sont coiffés selon le style chon mage : les cheveux, lissés avec de l'huile, sont maintenus par un chignon. Un rikishi garde ses cheveux longs pendant toute sa carrière active ; son départ à la retraite est marqué par une cérémonie (danpatsu-shiki) au cours de laquelle ce chon mage est coupé.

Il n'y a pas de catégories de poids, qui peut aller de 70 à 280 kg. Cependant, les rikishi des meilleures divisions pèsent en moyenne environ 150 kg, poids semblant le plus à même d'assurer à la fois stabilité et souplesse. En effet, les meilleurs rikishi ne sont pas les plus gros : nous avons vu des "petits" d'environ 70 kg mettre à plat des énooormes qui avaient l'air de faire le double de leur poids !!

La vie quotidienne du rikishi est très réglementée : réveil à 5 heures du matin, entraînement, repas de midi à base de chanko nabe, (sorte de ragoût de viandes, de légumes, de féculents liés par une sauce onctueuse et contenant ainsi un taux très élevé de protéines), l’un vers midi, l’autre vers vingt heures. Puis le sumo dort immédiatement après les repas pour que la sieste permette plus facilement l’accumulation des graisses. En général, le sumo engloutit entre 8000 et 10 000 calories par jour !
La vie entière d’un lutteur de sumo est régie par des codes rigoureux et une hiérarchie bien définie qui en font des héros adulés et convoités.
A noter que nous avons été surpris de voir qu'il n'y avait pas que des Japonais qui étaient sumos : en effet, le grand champion est Mongol, mais il y a aussi un Bulgare et un autre Occidental...vous imaginez ce que ça peut donner ! Ils ont vraiment craqué, eux, en tous cas ! Et vous imaginez les parents qui disent "Ah, ben mon fils, moi il est sumo au Japon !" LOOOL !!!

Comment se passe le match ?
Tout d'abord il faut savoir que chaque tournoi dure 2 semaines, pendant lesquelles tout le Japon est scotché devant sa télé pour suivre les matchs ! Il y a 6 tournois principaux par an au Japon : 3 à Tokyo, 1 à Osaka, 1 à Fukuoka et celui de Nagoya qui a lieu tous les ans en Juillet. Durant ce tournoi, tous les sumos vont s'affronter successivement, et c'est celui qui gagne le plus de combats qui gagne le tournoi.

Pour acheter les places, c'est déjà une épreuve : il faut bien noter la date de l'ouverture des guichets (2 mois avant, en gros) et acheter les billets le matin même, car en 2h ils sont tous partis ! Pourtant, on pourrait penser que cela n'est pas si "populaire", vu le prix des billets : 50 Eur les moins chers, mais jusqu'à 500 Eur pour les meilleures places, qui se trouvent tout devant, le but du jeu étant de si possible se recevoir un sumo dessus !!
Les matchs durent toute la journée, de 8h du matin à 18h. En fait, quand on va voir les sumos, c'est pour la journée, et on mange sur place car il y a des petits stands de boissons et de nourriture ou bien des "ouvreuses" comme au cinéma qui crient "ô-bento, yakitori, tako-yaki, ikaga desu ka?" (=qui veut des bentos, des yakitoris ou des beignets de poulpe?). Ambiance typique !

La zone de combat est délimitée par un cercle de 4,55 mètres de diamètre, le dohyō :

Avant l'affrontement, les lutteurs chassent les esprits en frappant le sol avec les pieds, après les avoir levés très haut : il s'agit du shiko.



En signe de purification, ils prennent une poignée de sel et la lancent sur le dohyō : on parle alors de kiyome no shio.

Il y a également le rituel de « l'eau de force » que le rikishi boit puis recrache. Ce sont les trois gestes rituels les plus importants avant le début du combat proprement dit.

Le combat débute au signal du gyōji, l'arbitre, qui présente alors son éventail. Après une phase d'observation, et parfois d'intimidation, les lutteurs doivent toucher le sol avec leurs deux mains pour accepter le combat.



La confrontation physique peut alors commencer. Les deux protagonistes s'élancent l'un vers l'autre, le but étant d'éjecter l'adversaire hors du cercle de combat ou de lui faire toucher le sol par une autre partie du corps que la plante des pieds. Les combattants peuvent utiliser les prises parmi les 82 autorisées. Ces prises gagnantes sont appelées kimarite et le combat va très vite, cela ne dure parfois que quelques secondes, c'est-à-dire moins que tout le cérémonial de début !!


Entre chaque combat, il y a un spot publicitaire très particulier. Nous avons mis du temps à comprendre qu'il s'agissait de la pub, en fait !!



Pas possible de zapper, malheureusement !

Mais nous sommes ressortis très contents de cette journée, car c'est une expérience inoubliable ! Nous avons pu vivre quelque chose de vraiment typique, profondément ancré dans la culture Japonaise, et nous avons vraiment vibré avec le public !

Et pour ceux que cela intéresse voici une petite vidéo pas mal faite :


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