vendredi 27 novembre 2009

Kōyō vs Hanami


Vous vous rappelez de "Hanami" ? C'était en Avril, lorsque tous les cerisiers sont en fleurs, tout le monde se rue vers les sites touristiques pour admirer les sakuras. Et bien, comme les Japonais adoooorent admirer la Nature et les phénomènes naturels, en Automne, c'est pareil !
Evidemment, il ne s'agit plus de cerisiers en fleurs, mais d'arbres dont les feuilles changent de couleur : l'érable prend des couleurs allant du jaune au rouge vif et les ginkgos deviennent tout jaunes. On appelle ça Kōyō 紅葉, et c'est l'objet d'une coutume traditionnelle d'apprécier la beauté de ces feuilles, que l'on appelle Momijigari 紅葉狩り, « chasse aux feuilles rouges ».

C'est l'attraction du mois de Novembre (dans notre région, car à Hokkaido, dans le Nord du Japon, cela a commencé bien avant !), et on peut dire que le Momijigari est à l'automne ce que le Hanami est au printemps !
Il y a même une carte des prévisions du Kōyō et des informations à la météo pour savoir quand les feuilles rouges seront à leur maximum - et pouvoir donc réserver un hôtel suffisamment en avance, car tout est booké pendant ces week-ends là.

Nous avons ainsi pu faire notre premier Momijigari à Kyoto et à Kourankei (près de chez nous), et nous n'avons vraiment pas été déçus, même si nous n'étions pas tous seuls !!




Pour ceux qui apprécient la beauté de ces feuilles rouges comme nous, toutes les photos sont dans l'album "Kyoto Koyo" ci-contre.
La question que nous nous posons, c'est : est-ce qu'on préfère les sakuras de Hanami ou les Kōyōs de Momijigari...Quel dilemme...Et vous, vous préférez quoi ? (Photos dans l'album "Kyoto hanami ci-contre)

mardi 24 novembre 2009

Kezako #34


Ne ratez surtout pas la solution du précédent Kezako, qui est assez drôle.
Et voici un nouveau Kezako (plus facile, celui-là):

Solution :

On avait dit plus facile !!! Non ? Bon, eh bien on vous donne la solution : ce sont des sortes de "litière" pour chien. Pas la peine de vous expliquer en détails, une image vaut mieux qu'un long discours :

Nous voyons aussi souvent des chiens portant des couche-culottes, comme des bébés. Les pauvres, cela a l'air terriblement inconfortable, et ils n'ont vraiment pas l'air à l'aise : ils essaient de lever la patte pour faire leurs besoins mais rien ne se passe !! Pov' tites bêtes !

Franponais #10


On croise de drôles de lapins dans la rue au Japon...




LAPIN, c'est le nom d'une petite Suzuki trop kawaii ici. Ca fait drôle quand on en voit, et c'est pas sûr qu'ils sachent ce que ça veut dire ! Quand on a dit à une copine Japonaise qui a une LAPIN la signification, elle n'en revenait pas, elle était morte de rire !! :-)
Ca me fait penser que ça fait bien longtemps qu'on n'a pas mangé de lapin...et pour cause, ils n'en mangent pas ici...Miam, on rêve d'un bon lapin à la moutarde ou aux oignons !!!!

Balades d'Octobre : Magome & Tsumago, Hikone & Lac Biwa


En Octobre, nous avons profité de la douceur de l'automne Japonais (il faisait encore 25°c le 1er Novembre !) pour faire plein de chouettes balades pas loin de chez nous.
D'abord, nous sommes allés à Magome 馬籠宿 et Tsumago 妻籠宿, 2 jolis villages dans les montagnes le long de la vallée de la Kiso, à à peine une centaine de kilomètres de Nagoya.
Il s'agit de 2 anciens relais postaux qui connectaient Edo (plus connue maintenant sous le nom de ... Tokyo) à Kyoto. Ils sont reliés entre eux par un sentier d'environ 8 km que l'Empereur empruntait, notamment pendant la période Edo (17e au 19e siècle).

Du fait de leur situation, ces villages étaient donc prospères et cosmopolites, mais la construction de la ligne de fer "Chuo Sen" (= Ligne Centrale), qui les contournait, les a fait perdre cette prospérité.
En 1968, les résidents locaux ont commencé un effort de restauration des sites et des structures historiques de ces 2 villages.
Magome et Tsumago ont donc depuis ces travaux retrouvé leur aspect originel et ont été déclarés par le gouvernement Japonais "Sites Nationaux Architecturaux Préservés". Autant vous dire donc que ce sont maintenant des endroits très fréquentés par les touristes.

Il n'empêche, nous avons passé un très bon moment et adoré ces petits villages, particulièrement Magome, ses petites maisons typiques, ses ruelles pleines de petits magasins...On a même pu goûter à la glace à la châtaigne...délicieux !

Nous sommes aussi allés à Hikone et au Lac Biwa, près de Kyoto.
Là encore, à peine 2h de voiture et nous voici dans une ravissante ville : Hikone 彦根.
Pendant l'ère shogunale du 16e siècle, Hikone fut un des lieux de bataille de la guerre civile féodale. En 1600, les seigneurs d'Hikone sont battus, le château est démantelé, le pouvoir shogunal des Tokugawa décide alors de construire un nouveau château pour répondre au développement de la ville. Le Château sera achevé en 1622, et c'est aujourd'hui le plus ancien des châteaux médiévaux n'ayant pas été détruits ; il est même est classé trésor national Japonais.

Nous avons pu le visiter, et l'intérieur est vraiment resté intact. Ses charpentes complètement tordues étaient vraiment impressionantes à voir.
Pendant la période Edo, Hikone a été dirigée par un système shogunal et féodal strict. Paix et prospérité se sont installées, les systèmes de routes reliant Hikone aux principales villes de la région ont été améliorés, ainsi que l'acheminement du riz vers les ports du lac Biwa.

Hikone est située au bord du Lac Biwa 琵琶湖, le plus grand lac d'eau douce du Japon, souvent cité dans la littérature japonaise, en particulier la poésie et les récits de batailles, du fait de sa proximité des anciennes capitales de Nara et Kyōto.
Le lac tient son nom du Biwa, un instrument de musique à cordes traditionnel japonais dont la forme rappelle celle du lac.



Le lac Biwa fait 670 km², il fournit l'eau potable à 15 millions de personnes dans la région, et c'est le 3e plus vieux lac du monde (4 millions d'années).
Nous y avons admiré l'un des plus beaux couchers de soleil auxquels nous ayons jamais assisté, depuis une terrasse en hauteur surplomblant le lac. C'était magique !

Comme vous le voyez, il a toujours quelque chose à visiter au Japon !! :-)

vendredi 20 novembre 2009

Let's Karaoke tonight!!


Ca y est, nous l'avons fait !! Le fameux Karaoke カラオケJaponais !!
D'abord, pour votre culture personnelle, le terme "Karaoke" est une combinaison des raccourcis "kara" du mot karappo (空っぽ) qui veut dire « vide », et "oke" de ōkesutora オーケストラ orchestre, ce qui peut signifier que le chanteur n'a pas besoin qu'un orchestre soit présent pour chanter...Vous vous coucherez moins bêtes ce soir comme ça (non, on n'a pas dit que vous étiez bêtes !!).

Le karaoke au Japon est un véritable phénomène de société et constitue un loisir pratiqué très fréquemment par la jeunesse japonaise. Il existe un nombre impressionnant d'établissements de karaoke où que vous soyez au Japon. Ce sont généralement des établissements qui disposent de plusieurs salles que les clients réservent de manière privative pour quelques heures ou la nuit entière.

Nous avons donc pris une salle avec les collègues Japonais de Cyril. Celui où nous sommes allés ne coûtait pas cher : environ 500 Yen (soit 3,50 Eur) par personne et par heure, boissons comprises et à volonté - alcool inclus ! Malheureusement nous n'avons pas profité de l'alcool car tout le monde était en voiture ce soir là, et au Japon, la tolérance c'est 0 g d'alcool quand on conduit ! Nous avons d'ailleurs bien fait car il y avait un contrôle routier de police juste en sortant du karaoke !

Pour en revenir à notre karaoke, nous avons donc récupéré à l'entrée une petite corbeille avec nos verres vides à remplir à volonté, 2 micros, et 2 consoles ultra zoom-zoom qui contenaient des milliers de chansons et qui envoient ce que l'on sélectionne par infrarouge à la télévision.
Et c'est parti pour une heure ! Nous prenons possession de notre petit salon privatif, et nous arrivons à choisir des chansons sur l'écran de la console, qui ressemble à ça :



Nous empoignons, tremblants, le micro, et nous lançons pour notre première chanson. On a voulu faire plaisir aux collègues et essayer de les épater, on a donc choisi une chanson japonaise, avec textes en japonais...mais autant vous dire que c'était vraiment trop dur, car notre vitesse de lecture du japonais n'est pas encore au top pour le karaoke...Enfin, ils ont été gentils, ils ont applaudi quand même, mais nous après, on a choisi des chansons en anglais, plus facile !
On a même essayé de leur chanter "La vie en rose" qui était dans le répertoire, mais là par contre, on s'est "déchirés" : à part le refrain, elle est super dure cette chanson !!!!

Les collègues, eux, se sont régalés. On ne sait pas vraiment à quelle fréquence ils vont au karaoke, mais on sent vraiment qu'ils ont l'habitude. En tous cas, l'ambiance était super sympa, personne n'était là pour critiquer ou se moquer, de toutes façons il y a tellement d'écho sur le micro qu'on n'entend pas vraiment les voix ! Bref, on s'est vraiment éclatés, et on ne voulait plus s'arrêter !

Au bout de la première heure, le téléphone (!) a sonné dans notre petit salon, et on nous a demandé si on voulait prolonger d'une heure...ce que nous avons fait ! On a hésité à la fin de la 2e heure, mais il était déjà 3h du matin, nous sommes donc rentrés sagement, après s'être "cassé laaaaa voix !".

Shirakawago, Kanazawa, Noto Hanto et Matsumoto


Il y a quelques temps, nous avons visité Shirakawago 白川郷, un village qui se trouve dans les montagnes à quelques 200 km au Nord de Nagoya.

Ce magnifique village est classé comme patrimoine mondial de l'UNESCO, et bénéficie donc de toutes les attentions afin de préserver son authenticité. Ici le monde moderne a très peu percé, et cette région, reculée et montagneuse, a été longtemps coupée du reste du monde. Les forêts ici occupent 96% du territoire !

La particularité de ce petit bijou est sans conteste l'architecture des maisons dont le toit est fait en paille. Ce style est connu sous le nom de Gashozukuri (zukuri signifiant "construction" et gasho désignant le geste des mains jointes, par le bout des doigts, en forme de montagne lors de la prière) qui décrit bien la forme du toit.
L'épaisseur de paille est très impressionnante et dépasse souvent le demi-mètre. La charpente, faite de solides poutres, est à la mesure du poids qu'elle doit supporter : n'oublions pas qu'il tombe souvent plus d'un mètre de neige dans cette région et que la paille gorgée d'eau n'est plus si légère..

Nous avons visité l'une de ces Gashozukuris, au milieu des rizières ("rizziiiièèèère" - spéciale dédicace au Module et surtout au Potager ;-) ) dans lesquelles il est possible de passer la nuit - nous n'avons pas (encore) tenté l'expérience. Nous avons aussi été surpris de voir qu'ils y faisaient de la culture de ver à soie !! Eeeeeehhh !

Nous avons continué notre balade vers Kanazawa 金沢, au Nord Ouest de Shirakawago, en allant vers la Mer de Chine. Nous sommes arrivés en début de soirée, en plein festival. C'était la folie, mais c'était vraiment génial !

Le lendemain, nous avons visité la ville, le quartier des Samouraïs à Naga-Machi, le quartier des Geishas, le Château, et enfin le Temple Myôryuji 妙立寺 plus connu sous le nom de Temple-ninja (Ninja-dera 忍者寺) en référence à ses multiples pièges et passages secrets.

Nous avons continué vers la péninsule de Noto Hanto, encore plus au Nord, où les paysages étaient vraiment très beaux.

Enfin, nous avons fini cette jolie boucle par la ville de Matsumoto 松本 dans la préfecture de Nagano, où se trouve l'un des plus beaux châteaux du Japon, surnommé Karasu-jō ("château du corbeau") en raison de sa couleur noire.

Bref, une bien jolie balade !

jeudi 19 novembre 2009

Furansugo no sensei wa yumei desu!! La prof de Français est célèbre !! :-)


Alors ça c'est la meilleure ! Après avoir galéré avec tous les entretiens d'embauche etc. (voir précédent message), figurez-vous que j'ai ma tête sur la homepage du site Internet de l'Ecole où je donne cours de Français !! Une vraie star !! :-)

Cliquez ici pour voir ma tête dans le contexte...(il faut descendre en bas de la page). J'étais pas bien réveillée ce jour là, en plus, et on m'avait dit d'écrire des trucs bidons en Français sur le tableau !! lol :-).

Enfin, sinon, les jours où je ne pose pas pour des photos (!), les cours se passent bien. Pas toujours évident de se faire comprendre et d'expliquer des trucs inexplicables, et on réalise à quel point le Français est une langue difficile.
Mais je me suis prise au jeu et ça m'amuse bien. Les étudiants sont super sympas et trop drôles. Bref c'est une expérience assez marrante !
Vous n'aimeriez pas être une petite souris pour assister à mes cours ?? :-)

vendredi 13 novembre 2009

Itadakimasu #3 : Le Fugu


Il y a une chose que nous n'avions pas encore mangée au Japon...Et pour cause, on a reculé au maximum l'échéance, puisqu'il s'agit d'un aliment un peu risqué.
Connaissez-vous le fugu ? On l'appelle aussi "Blowfish" en anglais, car quand il est enervé et qu'il veut faire peur et se défendre, il devient tout gonflé...



Le fugu, c'est un poisson un peu bizarre qui contient dans son foie et ses intestins un poison mortel qui provoque une paralysie foudroyante des systèmes respiratoire et nerveux. Et, bien sûr, il n'existe pas d'antidote...sympathique, non ?

Mais pourtant, au Japon, c'est un met luxueux et traditionnel particulièrement apprécié, et donc très cher. Pour limiter les risques, la préparation du fugu est un art particulier nécessitant une formation validée depuis 1958 par un diplôme d’état délivré par le Ministère de la santé. Une mauvaise découpe de ce poisson libère les neurotoxines contenues dans ses viscères et empoisonne la chair, donc seules les personnes titulaires du brevet de "découpe du fugu" (!) peuvent vendre du fugu.

Pour certains, la particularité et l’attrait de ce poisson viennent de sa toxicité, et donc du "risque" que l'on prend en le mangeant, et de la petite sensation "d'anesthésie" de la bouche et des lèvres quand on en mange...
Le fugu peut être servi en sashimi ( = cru) et on peut voir la vaisselle à travers les fines lamelles translucides :

Il peut également être servi en beignet, grillé, ou sous forme de lamelles déshydratées. La peau est aussi parfois utilisée en salade. Il existe même du fugu saké : un saké chaud dans lequel une nageoire de fugu a infusé...miam...

Pour notre part, nous avons attendu que le chef de Cyril nous invite au restaurant et que l'on ne puisse pas se défiler pour faire notre première tentative : pas d'autre choix que de manger cette sale bestiole en gardant le sourire...On vous laisse imaginer notre tête quand on a vu le fugu au menu, et le chef ravi d'en manger...gloups...
Autant vous dire que cela était un peu stressant. Les baguettes tremblantes, nous avons attrapé un bout du sashimi de fugu, l'avons regardé sous tous les angles (le venin, il se voit, à l'oeil nu ??) sous le regard amusé de notre meurtrier...A croire qu'il voulait se débarrasser de nous !

Finalement on a réussi à le manger, à essayer d'en apprécier le goût. Mais bon c'est pas si terrible que ça, ou du moins le jeu n'en vaut pas la chandelle. La texture n'est pas super, le goût pas très fort, et c'est la sauce qui fait tout.
Ouf, on a fini notre assiette de sashimis et on n'est toujours pas mort ! Sauvé...Arrrrgh, non, la serveuse apporte maintenant un nouveau plat et annonce avec un grand sourire "Beignet de fugu"...Rebelote, restress à manger le truc, à se demander si on va mourir dans la minute et à être agacé par toutes les arêtes de la bête. Mais on en est venu à bout !

Bon heureusement, il faut vous dire qu'on était dans un très bon restaurant, donc quelque part le risque était quand même minime : ce n'était pas un "boui-boui" où un vieux Japonais couperait son fugu n'importe comment !!!
Malgré tout, ce n'est pas sûr que l'on en remange. C'est pas mauvais, mais c'est pas excellent non plus. Pour nous, un sashimi de saumon ou de thon fait largement l'affaire !!

mercredi 11 novembre 2009

Kezako #33


Voici un nouveau Kezako :

Solution :

Pas facile de deviner ce que c'était cette chose gluante...Et bien c'est du warabi mochi !
Bravo Carotte, tu as deviné ce que c'était, même si manifestement tu ne t'attendais pas à ce que ça ressemble à ça !
Mais kezako le warabi mochi ?? Il faut quand même vous expliquer cette institution.
Le warabi mochi ce sont des boules de pâte de riz qui se mangent avec de la poudre de césame. Cela se mange frais, c'est sucré et figurez-vous que ce n'est pas mauvais (oui, bon OK, on est peut-être complètement fous maintenant et nos papilles font n'importe quoi, mais franchement c'est bon !).

Et alors, le truc le plus marrant, c'est que le warabi mochi, cela se vend non seulement en magasin, mais aussi par des camionnettes ambulantes un peu comme nos vendeurs de glaces.




Voici un autre lien si vous êtes intrigués : ぷるぷる

Imaginez notre surprise la première fois qu'on a entendu ça !!! On se demandait vraiment ce que c'était : un appel à la prière, une alerte au jisshin...? Mais non, juste du warabi mochi !!
Au lieu d'une jolie petite musique comme on pourrait entendre chez nous, il y a cet espèce d'enregistrement bizarre !!!
Et nous vous parlerons très prochainement de la version "automne-hiver" qui sévit en ce moment, pas mal non plus :-) !

Harakiri #15: Shiriru et Sofi


Horreur !! Nous avons découvert par hasard la signification de nos prénoms au Japon.
D'abord, il faut vous expliquer que nous écrivons notre nom avec un alphabet spécial, les Katakanas.
Il y a, si l'on peut dire ainsi, 3 alphabets au Japon : 2 alphabets phonétiques (les Hiraganas et les Katakanas) et les Kanjis (les idéogrammes qui viennent du Chinois). On utilise aussi souvent en plus les Romajis (les caractères romains que nous connaissons) dans la vie courante, par exemple sur les panneaux, etc.
Voici le tableau des Katakanas :

Les Katakanas servent à écrire, entre autres :
- les mots d'origine étrangère : par exemple ビール bīru : « bière » ; フランス Furansu : « France », パソコン pasokon : "ordinateur", de l'anglais "personal computer.
- les onomatopées : ペコペコ pekopeko : bruit de gargouillis ; コケコッコ kokekokko : « cocorico ».
C'est un alphabet rigolo car en fait les mots sont complètement déformés et il faut parfois beaucoup d'imagination pour en retrouver l'origine.
Les Katakanas sont aussi souvent utilisés dans les publicités, pour paraître plus "tendance", plus "djeun's". Par exemple, Toyota s'écrit normalement 豊田 en Kanjis, et signifie "champ fertile" - pas très funky tout ça, pour des voitures ! Donc, pour moderniser son image, on voit le plus souvent la marque Toyota écrite en Katakanas, ce qui donne トヨタ. Ca paraît tout de suite mieux, non ?? :-)

Vous l'avez compris, nous utilisons donc les Katakanas pour écrire nos noms, et cela donne シリル (shi-ri-ru) pour Cyril - oui, il faut de l'imagination, on vous l'avait dit - et ソフィ (so-fi) pour Sophie.
Mais quelle ne fût pas notre surprise d'apprendre, hier soir, en regardant la télé, ce que cela voulait dire...

D'abord, pour Shiriru:
Non seulement le début de son prénom, désignerait une "partie intime" chez l'homme (pas sûrs d'avoir bien compris laquelle...), mais en plus il existe au Japon un Shiriru très connu :

Trop fort!
Bref, c'est le David Copperfield local...Surprenant que l'on n'ait pas encore demandé à Cyril de faire des tours de magie...

Le pire, c'est pour Sofi:
Nous étions tranquillement dans le salon, la télé allumée en fond sonore, lorsque nous entendons une douce voix qui murmure "Sophiiie". Nous nous intéressons donc à ce qui passe sur l'écran...et là, horreur :


(Arrivez-vous à reconnaître "Sofi" ソフィ écrit en Katakanas et à entendre le "Sophie" dans la pub?)
Sofi, c'est une marque de serviettes hygiéniques...Le Vania local, quoi...Les boules !! Donc, à chaque fois que Sophie dit son nom, depuis plus de 10 mois, tout le monde pense "serviette hygiénique"...Et personne ne lui avait dit bien sûr...la honte !!

lundi 9 novembre 2009

Osaka


Cela remonte déjà à quelques temps (sorry pour le retard !!), mais en Septembre nous avons passé un petit week-end à Osaka 大阪市.
Osaka se trouve à l'ouest de Nagoya, à environ 200 km seulement. Nous avons donc sauté dans un Shinkansen avec Claire et Johan, qui ont traversé la planète pour venir nous voir :-), et 40 minutes plus tard nous nous sommes retrouvés dans la 3e ville du Japon : 11,3 Millions d'habitants répartis sur 250 km², soit une densité moyenne de 6,400 habitants par km² (pour rappel, la densité moyenne en France est de 108 habitants par km² !) ; et un PIB de 240 Milliards d'Euros (Osaka+Kobe), qui en fait la région la plus productive du monde et le 2e pôle économique du pays.

Osaka, c'est la ville qui ne dort jamais, la ville du Takoyaki et de l'Okonomiyaki (prochainement dans un "Itadakimasu"), une ville de fous avec des néons partout, des immeubles à perte de vue, des gens déjantés...Bref, quand on arrive là ça décoiffe !!
Il pleuvait des cordes, donc nous avons décidé de faire ce que tout touriste doit faire à Osaka : manger et faire les bars dans le quartier de Minami Namba ! :-)
Nous nous sommes régalés !!

Heureusement le lendemain le beau temps était de retour. Nous nous sommes donc promenés dans la ville et avons visité les principaux points d'intérêt.
Le Shitennoji Temple (le plus vieux temple du Japon), et sa pagode à 5 étages :

Le Château d'Osaka, très beau mais qui n'est pas d'origine et manque un peu "d'authentique", surtout à l'intérieur où ils ont fait un musée et carrément mis un ascenseur !

Le Umeda Sky Building qui offre un panorama superbe sur la ville.

C'est impressionnant de voir ces immeubles et cette densité de population à perte de vue !
On a même pu apercevoir au loin l'île de Shikoku que nous avons visitée cet été.

Bref, Osaka est vraiment une ville que nous aimons beaucoup, les gens sont très gentils (même s'ils ont parfois un accent bizarre !). Il y a juste une question qui nous turlupine : pourquoi à Osaka, les gens se mettent-ils à droite sur l'escalator et non pas à gauche comme dans le reste du Japon ??? C'est troublant !!
En tous cas, nous avons marché des kilomètres et des kilomètres et c'était vraiment sympa ! Mais à la fin du week-end on était tous crevés, et d'ailleurs il y en a certains qui se fondaient totalement dans le paysage du Shinkansen !! ;-)

dimanche 8 novembre 2009

Halloween


La semaine dernière, pour ceux qui l'auraient raté, c'était Halloween!
Nous qui ne le fêtons habituellement jamais, il a fallu que nous attendions d'être à l'autre bout du monde pour le faire ! Et le pire, c'est que les Japonais non plus ne le fêtent pas vraiment...
Enfin, nous étions quand même invités à une Halloween Party dans un Bar à Okazaki, et nous nous sommes évidemment déguisés pour l'occasion. Sophie en "Kooyoo" (autrement dit, en automne, le "Hanami" version feuilles rouges), et Cyril en Mère Noël un peu déjantée...On a bien fait rire tout le monde.
Du coup, nous nous sommes baladés dans les rues d'Okazaki déguisés comme ça, à se faire arrêter tous les 10 mètres par des Japonais amusés qui criaient "eeeeh, kawaiiiii !" en nous voyant et voulaient nous prendre en photo.
Petit pêle-mêle de la soirée :

Bref, on s'est bien amusés !! Mais le lendemain (et toute la semaine !) c'était duuuur !

Pourquoi ? Parce-qu'il y a grève !

Dur dur d'apprendre le Français, pour un Japonais ! Mais heureusement la télévision nationale NHK propose des cours de langue plusieurs soirs par semaine : on peut ainsi apprendre, entre autres, le chinois, l'anglais, l'italien et...le français !
Quelle ne fût donc pas notre surprise de tomber sur un cours de français. Le thème du jour, c'était l'apprentissage de "Pourquoi ?" => "Parce-que". Très utile, n'est-ce pas ?
Cela donne ceci :


Quoi de mieux que les grèves pour illustrer le "Pourquoi ? Parce-que"...C'est vrai, quoi !
Notez que c'est même carrément la phrase qui sert d'exemple pour apprendre les intonations...Au moins comme ça, à force de la répéter, ça va rentrer ?
Cette phrase serait-elle considérée par les Japonais comme une phrase de survie en France, encore plus importante que "où sont les toilettes ?" ou "j'ai faim" ??!!! Remarquez, ils n'ont peut-être pas tout à fait tort !

Voilà donc pourquoi nous sommes connus ici, ce n'est pas que pour la mode, les produits de luxe et la bonne cuisine. C'est aussi pour les grèves (et les baguettes de pain...il ne manque plus qu'un béret et un accordéon et le cliché sera parfait). Ici, c'est un concept totalement inconnu, enfin en tous cas nous n'y avons encore jamais eu droit. Mieux que ça, nous n'avons encore JAMAIS eu une seule minute de retard en train depuis que nous sommes ici...Ca fait rêver...

Un petit truc qui nous a fait rigoler aussi, c'est le Kezako local :


Qu'est-ce que c'est que cette machine bizarre ?
Il faut dire qu'au Japon il n'y a pas de composteur, et pas de contrôleur dans les trains. C'est donc une "bizarrerie" typiquement française.

En tous cas, il faut peut-être que Sophie en touche 2 mots à ses élèves, de tout ça ! La semaine dernière, justement, il y avait dans le CD que je leur fais écouter un enregistrement d'un message de gare française annonçant l'arrivée d'un train. Ils n'y ont rien compris, alors je les ai fait beaucoup rire quand je leur ai traduit cela version Japonaise - à force de prendre le train, je connais le message par coeur ! : ils m'ont tous regardée avec des yeux ronds !!!

Pour conclure, il n'y a jamais grève au Japon, mais les trains sont quand même blindés ! Voici une petite vidéo où l'on peut voir qu'il y a même des "pousseurs" qui servent à faire rentrer tout le monde dans les wagons lors des heures de pointe :


Et ça c'est véridique, on l'a vécu !

mercredi 4 novembre 2009

A bicycleeee-ttteeeuuuh !


Depuis que nous sommes arrivés au Japon, Sophie se déplace beaucoup en vélo. Non seulement c'est non polluant, mais en plus c'est rapide, plus pratique que le bus, et ça muscle les cuisses !! (surtout avec l'affreux faux plat qu'il y a pour aller chez nous depuis la gare...dur dur). Résultat : en moyenne 6 km par jour. C'est mieux que rien, non ?

En plus, c'est agréable - quand il ne fait pas trop chaud - , les automobilistes Japonais sont plutôt prudents vis-à-vis des cyclistes et nous ne connaissons personne jusqu'à ce jour qui se soit fait voler son vélo ici.
Il faut tout de même apprendre à rouler de temps en temps avec un parapluie dans la main, et le guidon de l'autre (et parfois même le téléphone !!), comme un vrai Japonais...Et ça c'est sportif !

Finalement, la seule chose compliquée dans le fait d'avoir un vélo à Okazaki (ou au Japon en général), c'est de pouvoir le retrouver dans le parking à vélos de la gare...une vraie jungle !



Oui, comme vous le voyez, Sophie n'est pas la seule à rouler en vélo !
Il lui est d'ailleurs parfois arrivé de ne pas le retrouver et de le chercher pendant une heure car elle ne savait plus où elle l'avait garé (et faisons taire tout de suite les mauvaises langues qui pourraient dire que c'est Alzheimer : toutes les allées se ressemblent, comment voulez-vous faire ???).
Heureusement que c'est le Japon et qu'on sait qu'il ne peut pas avoir été volé !!
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