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jeudi 30 juin 2011

Harakiri #27 ( et Franponais!) : P'tit Bit

Vous le savez, nous sommes fans des friandises Japonaises, toujours très inventives et raffinées. Enfin, raffinées...
Il y a quelques temps, Cyril s'est vu proposer un drôle de chocolat par son assistante au bureau...

dimanche 20 février 2011

Harakiri #26: Quarantaine

En ce moment, c'est impressionnant le nombre de gens qui portent un masque : tout le monde est malade, et du coup ceux qui ne sont pas malades se protègent des microbes potentiels en portant un masque. Ca donne parfois des visions d'horreur dans le train ou dans la rue avec une foule de gens identiques (même taille, mêmes cheveux, mêmes vêtements) et juste les yeux qui dépassent...
 
 

mercredi 26 janvier 2011

Harakiri #25: Chez le Docteur

Il y avait longtemps qu'un Harakiri ne nous était pas arrivé...Enfin pour être honnête ça arrive encore quelques fois mais de moins en moins. Comme quoi, on s'habitue à tout. Peut-être qu'en rentrant en France on fera des Harakiris maintenant !
En tous cas celui qui est arrivé à Sophie la semaine dernière est plutôt sympa :
Tout commence lors d'une visite chez le médecin.

vendredi 22 octobre 2010

Harakiri #24 : Suis-je devenue Japonaise ?

Récemment, un certain nombre d'anecdotes me font penser qu'après presque 2 ans au Japon, je suis devenue un peu (beaucoup) Japonaise.
Bon, d'abord, moi qui n'aimais pas les Onsen, je suis maintenant devenue fan...Après chaque séance de sport où je peux voir défiler sur l'écran de mon tapis roulant le nombre de calories consommées sous forme d'images (50 kcalories = 2 sushis au thon, 100 kcalories = un tempura de crevette, 150 kcalories = une bière (!), 300 kcalories = un gâteau, 500 kcalories = un ramen), je me plonge dans l'Onsen de la salle de sport (oui, oui, il y a un onsen dans la salle de sport !!) pour soulager mes muscles endoloris...et qu'est-ce que c'est bon !

vendredi 20 août 2010

Harakiri #23 : A la pharmacie...

Il fait chaud...Ici c'est toujours l'été, et le Japon subit actuellement une nouvelle vague de canicule, le thermomètre affiche au delà de 35 degrés en journée, et ne descend jamais en dessous de 30 la nuit...Dur à supporter, et on attend l'automne avec impatience (ça change de la Belgique !).
Pour remédier à cela, nous buvons beaucoup et nous mangeons des glaces (miam!) pour faire descendre la température corporelle.
Mais un jour où nous nous promenions dans un endroit paumé de la campagne Japonaise, Sophie est prise de vives douleurs et crampes à l'estomac. On se demandait ce qui se passait, un sushi pas frais ? Impossible.  Un virus, une bactérie ? Mmmmh...dans le doute, et après plusieurs dizaines de kilomètres sans rien à l'horizon, nous trouvons enfin une pharmacie...ou plutôt un supermarché avec un coin pharmacie qui semblait dater des années 50.

samedi 3 juillet 2010

Harakiri #22 : Version Japonaise

Cette semaine, Sophie avait décidé de faire écouter à ses élèves un classique de la chanson française : "Aux Champs Elysées", de Joe Dassin. Texte simple, mélodie sympa, bref une chanson facile et bien ancrée dans notre culture, parfaite pour un cours.
Et bien les élèves connaissaient déjà tous la chanson ! Quelle consternation, Sophie voulait les surprendre, et bien c'était raté, elle est passée pour une "has-been"...La honte !
Mais la question, c'est : comment connaissent-ils cette chanson ?
Voici la réponse : 

Non, vous nous ne rêvez pas, c'est bien Joe Dassin qui chante en Japonais ! Incroyable !
Et paraît-il qu'on fait apprendre cette chanson aux collégiens/lycéens Japonais en cours de musique, en version Japonaise, bien sûr !
Du coup, tous les élèves se sont mis à chanter " Itsumo, nanika, stekina koto ga anata wo matsu yo, aux Champs Elysées !".
Mais finalement Sophie n'était pas si ridicule que ça, car ils étaient bien contents d'avoir la version originale et l'explication des paroles !
Là où l'on a halluciné, c'est qu'en recherchant cette vidéo de Joe Dassin sur Internet, nous sommes tombés sur ça :
Et ça :

Et il y a aussi du Dalida, du Claude François...Beaucoup d'artistes Français ont chanté en Japonais, et le résultat est vraiment marrant.
On comprend mieux maintenant pourquoi les Japonais connaissent si bien nos chansons et artistes Français.

lundi 7 juin 2010

Harakiri #21 : Yakuzas, Yakuzas !

Ce week-end nous avons profité du temps superbe (30°c, grand ciel bleu) à Osaka, où nous n'étions pas allés depuis un moment. Outre le centre-ville, l'Aquarium et Universal Studios que nous vous raconterons dans un prochain message, nous sommes allés à Shin-Sekai 新世界 ou "Nouveau Monde", le quartier des yakuzas - enfin c'est ce qu'ils disent dans les guides.
Le gang des yakuzas, c'est un peu comme la mafia Sicilienne. C'est, à la base, un groupe de crime organisé, mais le terme désigne par extension un "voyou". 
Contrairement à la Mafia, ce n'est pas une organisation secrète, les yakuzas possèdent donc souvent un bureau bien visible, arborant le nom de leur clan ou leur emblème. Cela fait du Japon un des seuls pays au monde où les organisations mafieuses s'affichent en plein jour. Les bureaux des yakuza sont, légalement, des associations le plus souvent vouées à « la poursuite de la voie chevaleresque » (Ninkyôdô). 
Les 9 règles de conduite des yakuzas sont les suivantes :
  1. Tu n'offenseras pas les bons citoyens.
  2. Tu ne prendras pas la femme du voisin.
  3. Tu ne voleras pas l'organisation.
  4. Tu ne te drogueras pas.
  5. Tu devras obéissance et respect à ton supérieur.
  6. Tu accepteras de mourir pour le père ou de faire de la prison pour lui.
  7. Tu ne devras parler du groupe à quiconque.
  8. En prison tu ne diras rien.
  9. Il n'est pas permis de tuer un katagari (personne ne faisant pas partie de la pègre).
Les yakuzas ont un code vestimentaire bien spécifique (lunettes de soleil et costumes colorés), ainsi que des tatouages et une façon de marcher particulière, ceci afin d'être facilement identifiables par les civils. 
Nous sommes donc allés traîner dans ce quartier d'Osaka "mal famé" selon les guides. Bon rassurez-vous, au Japon tout est relatif : quand on dit "mal famé", pas de quoi paniquer et marcher vite en cachant son sac. On pourrait même dire qu'on a plus peur dans le 16e à Paris...Nous n'avons pour ainsi dire pas vu la différence. Pas moins propre qu'ailleurs, pas de graffitis, pas de gens craignos. La seule chose qui nous a fait sourire, c'est ce panneau à l'entrée d'un Onsen :
Mais sinon, l'ambiance était plutôt sympa et dépaysante avec des boui-bouis partout, des gens qui jouaient aux échecs, des vieux pachinkos. On se promenait donc tranquillement dans les rues, piétonnes - chose rare ici.
Jusqu'à ce qu'une grosse Mercos noire aux vitres teintées arrive. Nous étions en plein milieu de la rue - piétonne, je répète - à prendre des photos et regarder en l'air. La voiture nous a klaxonnés bruyamment pour que l'on se pousse. Cyril, s'est retourné en râlant et en demandant qui donc pouvait oser circuler en voiture dans cette rue. 
Gloups. Il tombe nez à nez ou presque avec un yaya...un kuku...un zaza...un YAKUZA ! Une espèce de montagne, un peu comme un sumo, qui n'a pas supporté que quelqu'un, étranger de surcroît, puisse le déranger et l'a donc fixé d'un regard terrible, avec des éclairs et des lames de couteaux qui faisaient "schlink schlink". Le plus flippant, dans tout ça, c'est que comme les vitres étaient teintées, on ne voyait pas combien ils étaient dans la voiture. Sophie, qui assistait à la scène d'un peu plus loin, se demandait vraiment ce qu'il se passait. Arrêt sur image, plus personne ne bougeait : Cyril, tétanisé sur place en réalisant qu'il venait de râler contre un méchant Yakuza, et le Yakuza, le regard noir, prêt à dégainer son arme avec son gang...C'était une vision surréaliste !
Finalement, Cyril s'est poussé, et les Yayas ont laissé tomber et continué leur route. Mais il a bien fallu 1/4 d'heure pour s'en remettre.
Le plus drôle, c'est que les collègues de Cyril lui avaient dit "Non, non, Shin-Sekai ça ne craint pas...Mais si tu y vas, ne fais rien de stupide, on ne sait jamais"...Bon, ce n'était pas stupide, mais cette façon de râler à la Française aurait pu dégénérer !

mardi 27 avril 2010

Harakiri #20: Le bled

Cela saute aux yeux, Sophie ne vient pas de pays Nordiques... Alors quand elle visite des pays du Sud, elle se sent chez elle. Au Maroc ou en Tunisie, on a même tendance à l'appeler "cousine" ou à lui parler en Arabe, et cela devient d'autant plus facile pour marchander :-p Mais bon, pourtant elle n'est pas vraiment de ce coin là.
Au Japon, allez savoir pourquoi, on la prend souvent pour une Brésilienne - les Brésiliens constituent la 3e communauté étrangère du pays, derrière les Coréens et les Chinois. Mais rarement pour une Maghrébine. Il faut dire qu'ils sont très peu nombreux ici. A Nagoya, paraît-il qu'on en dénombre à peine 3, dont 1 qui a ouvert un restaurant de spécialités Marocaines avec danse du ventre etc (il faudra qu'on y aille !).
Et bien cela n'a pas manqué : nous étions dans un bar avec des amis sur Nagoya lorsque Sophie entend une voix derrière elle : "Eh salut cousine, t'es Marocaine ? Tu viens de quel bled ?". Et en se retournant elle a pu constater que c'était un homme d'origine Marocaine, à l'air très sympathique d'ailleurs, qui s'adressait à elle !
Alors là, dans cet environnement là, entourés de Japonais, ça fait vraiment bizarre et on ne s'y attendait vraiment pas ! C'était vraiment incroyable, comme situation !

mardi 23 mars 2010

Harakiri #19: BOB


En Belgique, il y a BOB. En France, on a le Capitaine de soirée. Bref, celui qui conduit, c'est celui qui ne boit pas. Et au Japon, comme vous le savez, ce n'est pas 0,5 g d'alcool, c'est RIEN du tout ! Pas la peine de penser "Oh, allez, un petit verre et puis ça passe !", car ici, c'est soit vous avez bu, soit vous n'avez pas bu. En plus, rappelez-vous, il y a souvent des contrôles de police.
Pendant les "nomikai" (soirées entre collègues), un conducteur est même désigné et portera sur lui pendant toute la soirée un autocollant rappelant à tous que c'est celui qui ne boit pas. Et il est de la responsabilité des collègues, qui le surveillent, de le rappeler à l'ordre et de le dénoncer si jamais il était surpris avec un verre d'alcool...Bouuuh, délation, quand tu nous tiens !

Bref tout ça pour vous dire que nous, si on ne veut pas être expulsé du pays, on n'a pas intérêt à faire les marioles. Ou du moins, on sait ce qu'il faut faire si on en a marre et qu'on veut rentrer ;-)
Donc, nous nous arrangeons. En général, Sof se dévoue pour faire Bobette (et ne dis pas le contraire, Shiriru !! :-) ), mais des fois, ras le bol alors on se dit "tant pis, on prendra un taxi". Mais les taxis c'est cher...

Du coup, des amis nous avaient parlé d'une société qui s'appelle Daiko et qui se charge de ramener les gens qui ont bu, pour pas cher du tout. Ca, ça n'est pas tombé dans l'oreille d'un sourd. On a donc noté précieusement le nom et le numéro de téléphone de cette société.
Et à la première occasion, à la fin d'une soirée, nous avons appelé cette société pour leur demander de nous ramener chez nous. 2 minutes plus tard, le chauffeur arrive, gants blancs, uniforme, courbettes à gogo, la classe !
Puis il nous demande si nous avons les clés. 
- Heu...quelles clés ? De chez nous ?
- Non, de votre voiture...

Argh...les amis en question avaient oublié de nous préciser que c'était en fait un service de voiturier. En fait, ils viennent à 2 personnes en voiture, l'un des 2 vous ramène en conduisant votre propre voiture, et l'autre suit derrière pour ramener le chauffeur quand le client est arrivé chez lui...Pas bête comme service ! Mais du coup, et bien là on était venus sans voiture, et ils n'ont bien évidemment pas accepté de faire le taxi "standart".
On s'est donc rabattus sur des taxis normaux et avons laissé repartir notre chauffeur...

jeudi 11 février 2010

Harakiri #18 : De quoi parle t'on au repas entre collègues ?


Sans transition aucune avec l'article des pneus ci-dessous (quoique, en cherchant bien...:-) ), voici une nouvelle qui nous a bien surpris et qui vous surprendra également. Amis de la poésie, bonjour !
Vous le savez, nous avons bien progressé en Japonais. Cela nous permet de bien nous débrouiller dans la vie de tous les jours, mais aussi de comprendre de mieux en mieux les conversations entre Japonais. Et là, on est parfois bien surpris !
Cyril mange tous les midis avec ses collègues Japonais et maintenant il peut prendre part aux conversations. Mais l'autre jour, il a tout simplement halluciné. Il a cru comprendre des mots ayant trait au...comment dire...transit intestinal - pour rester poli.
N'étant pas sûr, il ne s'est pas prononcé pendant le repas, puis a pris son assistante à part et lui a demandé : "Ai-je bien compris, ou les collègues ce midi parlaient de leur caca ?"
Et l'assistante de répondre tout naturellement : "Oh oui, le pauvre X-San (nous tairons son nom) a des problèmes en ce moment,..." et de lui détailler ses problèmes de toilettes, d'hémorroïdes etc. "C'est comme moi en ce moment, je suis constipée", a-t'elle continué. "STOOOOP, je ne veux pas savoir" a dit Cyril !

Mais ils sont pas bien ?? Au repas, ou comme ça, informellement pendant une discussion, ils racontent en détails leurs petits problèmes de selle. Incroyable, pour des gens dont on pense qu'ils sont si pudiques, si attachés à la propreté etc.
La collègue de Cyril lui a rétorqué que nous, en Europe, on parlait de sexe, mais qu'ici au Japon, le sexe était tabou et qu'ils préféraient parler de caca...lol...D'abord qui a dit qu'on parlait de sexe (!) et ensuite qui ça intéresse ces histoires là ?
Après tout, si on mangeait moins de riz au Japon, ça poserait peut-être moins de problèmes...
Là-dessus, Cyril lui a expliqué l'origine de l'expression "Ca va ?" en Français, car cette collègue apprend le Français - au cas où certains d'entre vous ne le sauraient pas, une légende veut que cette expression soit d'origine médicale : "comment allez-vous à la selle" et soit le vestige d'un temps qui voyait dans la régularité intestinale un signe de bonne santé.
Donc, maintenant, lorsque Cyril demande à sa collègue "ça va?", celle-ci répond en donnant l'humeur intestinale du jour "Non, pas vraiment en fait, aujourd'hui je suis encore constipée".
- gros soupir. Il a bien essayé de lui expliquer que de nos jours, on répond à la question par "Ca va", même si ça va pas en fait. Ce qui donne des situations un peu rigolotes ou maintenant quand il lui demande "Ca va ?", elle répond "Ca va", et Cyril reste un peu interloqué donc la collègue répond "En fait ça va pas, mais comme tu m'as dit de dire "Ca va", je dis que ça va"...

Bref, nous ne savons pas si c'est un sujet de discussion courant ou si ce sont juste les collègues de Cyril, mais en tous cas maintenant il est informé quotidiennement de leur situation...Intéressant...
Et vous, comment ça va aujourd'hui ? :-)

vendredi 8 janvier 2010

Harakiri #17: Ethylotest Japonais


Au Japon, tous les vendredis c'est "Nomikai" = les salarymen sortent entre collègues pour boire un - ou plusieurs ! - verres et décompresser de leur dure semaine pendant laquelle ils se sont donné corps et âme à leur entreprise, pour faire une coupure avant le week-end. Les Japonais ne supportant pas très bien l'alcool (question de métabolisme sûrement), il n'est donc pas rare d'en voir certains dans un état d'ébriété avancé. Mais détrompez-vous, à 22h, tout le monde est couché, vu que généralement le Nomikai a commencé à 18h...Nous on a toujours un peu de mal à s'y faire, mais ici, les soirées commencent tôt et donc logiquement finissent tôt aussi.

Ainsi, pour éviter que les gens conduisent après avoir bu, les contrôles routiers sont renforcés les vendredis soirs. Il faut vous préciser qu'ici, quand on conduit, c'est ZERO alcool. Même pas une petite bière, rien rien rien !! Ce qui n'est pas plus mal en fait, car finalement en France, c'est un peu dur de connaître ses limites : vous savez où exactement vous arrêter si vous conduisez : un verre, deux verres...? Trois verres bonjour les dégâts ! Au moins, ici, c'est clair, quand on conduit, on ne boit pas du tout.
Et nous on a bien compris le message car à notre avis c'est la peine de mort ou l'expulsion du pays direct si on est pris à conduire en ayant bu ! Donc il y a toujours un BOB, souvent une BOBETTE d'ailleurs, pour conduire la Toyota...

Un vendredi soir, donc, en sortant du travail (et pas d'un Nomikai !), Cyril se fait arrêter par un Playmobil...Barrage impressionnant avec dix Playmobils à gilets clignotants, et bâtons rouges, pas moyen d'y échapper. Le Playmobil s'approche de Cyril, et après les formules de politesse et courbettes habituelles, lui dit "Contrôle d'alcoolémie, est-ce que je peux vérifier si vous avez bu ?". Et Cyril de répondre "Hai, dozo" (= oui, je vous en prie), en s'attendant à le voir sortir un éthylotest.
Mais le Playmobil lui fait signe de s'approcher, et lui dit "Pouvez-vous souffler s'il vous plaît ?". Cyril se demande si c'est son niveau de Japonais qui lui fait défaut : souffler, oui, mais où ??
Commençant à s'agacer, le Playmobil lui montre comment faire, et il souffle dans sa main...Cyril n'en croit pas ses yeux...Il se met donc à souffler, comme ça, dans le vide, et le Playmobil, sortant son nez de derrière son masque de protection, s'approche de lui à travers la fenêtre de la voiture et vient renifler son haleine !!!!!
Verdict : c'est bon, pas d'odeur d'alcool, Cyril peut reprendre la route !!!!

Vous imaginez le mec, qui passe la soirée à sentir les haleines des conducteurs ! Incroyable ! Quel boulot de m.... ! Pourtant ils ont aussi des "vrais" éthylotests, dans lesquels on souffle et qui affichent le résultat immédiatement...On ne comprend pas vraiment quel est l'intérêt du truc c'est vraiment bizarre.
Pour un pays qui est autant focalisé sur l'hygiène et les microbes, c'est franchement dégueu, vous trouvez pas ?? En tous cas, là encore c'est une expérience à vivre au moins une fois dans sa vie !!!

samedi 5 décembre 2009

Harakiri #16: Playmobil, en avant les histoires !


Pauvre Cyril, il a vécu l'humiliation suprême : être Playmobil pendant une demi-heure !
Tout d'abord, il faut vous expliquer quelque chose :
Au Japon, la rue est peuplée de voitures, de vélos, de piétons...mais aussi de playmobils...enfin c'est comme ça que nous les appelle, ces employés au casque rond et blanc avec un gilet à loupiotes qui clignotent la nuit et un bâton rouge ou un drapeau. Mais que font-ils ? Leur rôle est bien défini et ils prennent ça très au sérieux : gérer la circulation pour aider les voitures à sortir d'un parking ou les prévenir qu'il y a des travaux en agitant un drapeau, ou bien encore tenir un panneau pendant des heures. Le tout sans broncher, et avec le sourire et les courbettes ! Incroyable ! La première fois qu'on a vu ça on était très surpris, et puis finalement on s'habitue à ce qu'il y ait toujours quelqu'un sur la route pour nous aider.

Totalement inconcevable en France !
Comme vous vous en doutez, la sécurité routière, pour une entreprise automobile, c'est très important. D'ailleurs, tous les mercredis, Cyril a une réunion avec son équipe où ils parlent pendant 1 heure du sujet : faire attention à bien respecter le code de la route, à bien regarder avant de s'engager sur une route ou un passage à niveau, à bien analyser les situations dangereuses du trajet domicile-bureau. Quand il est arrivé en Janvier, Cyril a dû dessiner et remettre à son chef son trajet quotidien, avec tous les endroits dangereux, au feu et au panneau près. Il a même dû signer un papier où il s'engageait à ne prendre qu'une seule route, celle qui a été dessinée et analysée, et aucune autre, sous peine de ne pas être couvert par son assurance...
Lors de ces réunions, l'équipe raconte en quelque sorte sa "semaine routière" : leur est-il arrivé quelque chose qu'ils auraient pu éviter, le carrefour du coin de la rue a-t'il été modifié, y-a-t'il des travaux sur le trajet pour aller au travail, un nouveau panneau de signalisation...Et autant vous dire que bien sûr ceux qui n'ont pas une conduite exemplaire sont montrés du doigt par le groupe. Booouh les vilains !Alors quand un employé a un accident, bien sûr cela se sait et il faut bien faire comprendre à tout le groupe, que c'est PAAAAS BIIIEN ! Donc, quel est le meilleur moyen de faire passer le message qu'en punissant le groupe tout entier pour la mauvaise conduite d'une seule personne ? Et oui, bienvenue au Japon et à son esprit de groupe extrême !

Voilà, oui, c'est ce qui est arrivé à Cyril. Un de ses collègues a eu un accident, et la punition a été collective : toute l'équipe a dû passer, à tour de rôle, une demi-heure sur la route à l'entrée de l'entreprise, dans le froid (et encore, heureusement, il faisait beau), et porter un panneau "Et votre ceinture de sécurité ?". Comme un vrai Playmobil !! Mais par contre, quel est l'intérêt du truc ? Ce panneau aurait très bien pu être accroché quelque part, le résultat aurait été le même. Aucune valeur ajoutée pour le Playmobil, juste une bonne honte et la sensation d'être montré du doigt par tous les employés de l'entreprise. Un peu comme s'ils avaient porté un bonnet d'âne...
On ne résiste pas à l'envie de vous montrer quelques photos :

Donc, ça y est, Cyril fait définitivement partie du groupe, il en subit les mêmes punitions et les mêmes humiliations (que, au passage, les chefs, eux, ne subissent pas, évidemment).
Là c'est sûr, le message est passé, et comme personne n'a envie de faire le Playmobil, au moins, tout le monde sera bien prudent sur la route.
En tous cas, c'est une expérience à vivre au moins une fois dans sa vie - mais pas deux !!

jeudi 19 novembre 2009

Furansugo no sensei wa yumei desu!! La prof de Français est célèbre !! :-)


Alors ça c'est la meilleure ! Après avoir galéré avec tous les entretiens d'embauche etc. (voir précédent message), figurez-vous que j'ai ma tête sur la homepage du site Internet de l'Ecole où je donne cours de Français !! Une vraie star !! :-)

Cliquez ici pour voir ma tête dans le contexte...(il faut descendre en bas de la page). J'étais pas bien réveillée ce jour là, en plus, et on m'avait dit d'écrire des trucs bidons en Français sur le tableau !! lol :-).

Enfin, sinon, les jours où je ne pose pas pour des photos (!), les cours se passent bien. Pas toujours évident de se faire comprendre et d'expliquer des trucs inexplicables, et on réalise à quel point le Français est une langue difficile.
Mais je me suis prise au jeu et ça m'amuse bien. Les étudiants sont super sympas et trop drôles. Bref c'est une expérience assez marrante !
Vous n'aimeriez pas être une petite souris pour assister à mes cours ?? :-)

mercredi 11 novembre 2009

Harakiri #15: Shiriru et Sofi


Horreur !! Nous avons découvert par hasard la signification de nos prénoms au Japon.
D'abord, il faut vous expliquer que nous écrivons notre nom avec un alphabet spécial, les Katakanas.
Il y a, si l'on peut dire ainsi, 3 alphabets au Japon : 2 alphabets phonétiques (les Hiraganas et les Katakanas) et les Kanjis (les idéogrammes qui viennent du Chinois). On utilise aussi souvent en plus les Romajis (les caractères romains que nous connaissons) dans la vie courante, par exemple sur les panneaux, etc.
Voici le tableau des Katakanas :

Les Katakanas servent à écrire, entre autres :
- les mots d'origine étrangère : par exemple ビール bīru : « bière » ; フランス Furansu : « France », パソコン pasokon : "ordinateur", de l'anglais "personal computer.
- les onomatopées : ペコペコ pekopeko : bruit de gargouillis ; コケコッコ kokekokko : « cocorico ».
C'est un alphabet rigolo car en fait les mots sont complètement déformés et il faut parfois beaucoup d'imagination pour en retrouver l'origine.
Les Katakanas sont aussi souvent utilisés dans les publicités, pour paraître plus "tendance", plus "djeun's". Par exemple, Toyota s'écrit normalement 豊田 en Kanjis, et signifie "champ fertile" - pas très funky tout ça, pour des voitures ! Donc, pour moderniser son image, on voit le plus souvent la marque Toyota écrite en Katakanas, ce qui donne トヨタ. Ca paraît tout de suite mieux, non ?? :-)

Vous l'avez compris, nous utilisons donc les Katakanas pour écrire nos noms, et cela donne シリル (shi-ri-ru) pour Cyril - oui, il faut de l'imagination, on vous l'avait dit - et ソフィ (so-fi) pour Sophie.
Mais quelle ne fût pas notre surprise d'apprendre, hier soir, en regardant la télé, ce que cela voulait dire...

D'abord, pour Shiriru:
Non seulement le début de son prénom, désignerait une "partie intime" chez l'homme (pas sûrs d'avoir bien compris laquelle...), mais en plus il existe au Japon un Shiriru très connu :

Trop fort!
Bref, c'est le David Copperfield local...Surprenant que l'on n'ait pas encore demandé à Cyril de faire des tours de magie...

Le pire, c'est pour Sofi:
Nous étions tranquillement dans le salon, la télé allumée en fond sonore, lorsque nous entendons une douce voix qui murmure "Sophiiie". Nous nous intéressons donc à ce qui passe sur l'écran...et là, horreur :


(Arrivez-vous à reconnaître "Sofi" ソフィ écrit en Katakanas et à entendre le "Sophie" dans la pub?)
Sofi, c'est une marque de serviettes hygiéniques...Le Vania local, quoi...Les boules !! Donc, à chaque fois que Sophie dit son nom, depuis plus de 10 mois, tout le monde pense "serviette hygiénique"...Et personne ne lui avait dit bien sûr...la honte !!

samedi 31 octobre 2009

Quand la Toyota fait "boum"


Voilà, Sophie attendait son premier rêve en Japonais, après celui de Cyril à propos d'un Shinkansen il y a quelques mois (cf récit du rêve), et bien ça y est, j'ai enfin rêvé en Japonais !! C'est pas trop tôt, au bout de 10 mois !!
J'avais promis de vous le raconter, chose promise, chose due.
On reste toujours un peu dans le thème du transport, puisque cette fois ce n'est pas de TGV qu'il s'agissait, mais de Toyota !

On conduisait tranquillement sur les routes de Shikoku, une route super étroite du genre de celle qu'on a faite cet été (vous vous en souvenez, n'est-ce pas, Alain & Carotte ?!), et puis tout d'un coup : BOUM !! La voiture qui explose et prend feu. Ca alors, ces Toyota c'est vraiment pas fiable - lol.
Du coup, nous avons dû abandonner la voiture au bord de la route et marcher jusqu'à trouver quelqu'un pour nous aider...Et nous sommes carrément tombés sur un golf (est-ce parce que j'ai passé la semaine dernière dans des golfs, puisque j'ai organisé un tournoi de golf caritatif pour le boulot...sûrement...j'en ai tellement fait une overdose, de golfs, que j'en vois même dans mes rêves !).
Et là, d'essayer d'expliquer en Japonais à des vieux golfeurs Japonais que, "Sumimasen", la voiture est cassée, "boum", est-ce qu'ils pourraient nous conduire jusqu'à la prochaine grande ville ?
Refus catégorique de tous, effrayés de voir des gaijins dans ce coin là...Snif.

Comment a t'on fait, alors ?
Et bien c'est là que ça déraille un peu...J'ai appelé mon Dad (mon sauveur !!) - en français, là, je précise -, qui est venu aussitôt nous chercher et nous ramener à la maison...Mais une question, Papa : qu'est-ce que tu fichais là, au Japon, à Shikoku qui plus est...hihihi...les rêves sont vraiment bizarres.

samedi 24 octobre 2009

Harakiri #14: Prof !


Les semaines défilent à une vitesse folle et ne se ressemblent pas.
Il faut dire qu'on est bien occupés, entre le boulot, les sorties, les visites...Avec tout ça, Sophie a oublié de vous raconter comment elle est parvenue à devenir prof de Français dans une école de langues à Nagoya...C'était pas une mince affaire !

D'abord envoyer sa lettre de candidature et son CV, en anglais, à la dite école - c'était la première et dernière fois que j'ai pu communiquer en anglais avec eux, incroyable, non, pour une école de langues ? Après quelques semaines, une Responsable me rappelle pour fixer un entretien, j'arrive à peu près à comprendre de quoi il s'agit et à noter la date et le lieu de rendez-vous.

Moi qui pensais arriver tranquille pour un petit entretien peinard, mauvaise surprise, nous sommes 4 sur le coup ! 2 Japonaises, un Français bilingue en Japonais et moi (pas bilingue en Japonais ;-) ). Nous rentrons tous dans la même salle, puis une Japonaise vient nous faire une formation de 5h sur l'école, ses valeurs, sa pédagogie, sa réputation exceptionnelle...oui, tout en Japonais, bien sûr. Et une formation qui se voulait interactive, donc avec des questions qui nous étaient posées directement, histoire de voir si on suivait, ainsi que des jeux de rôle. Bref, je suis ressortie de là le cerveau en compote. Mais c'était un bon cours de japonais pour moi en tous cas !!

La suite : l'étape 1 a été validée. Passons donc à l'étape 2. Retour une semaine plus tard dans la même école, avec les mêmes candidats moins une personne qui manifestement ne devait pas faire l'affaire. Et c'est parti pour 6h...
Là, la Directrice de la formation nous apprend la méthode d'enseignement de l'école qu'il faudra scrupuleusement respecter : chaque cours est chronométré au millimètre. D'abord introduction du cours pendant 3 minutes, puis introduction des nouveaux mots et du point de grammaire pendant 5 minutes, lecture du dialogue 3 minutes 30, répétition avec la classe 2 minutes, jeu de rôle 4 minutes, point de grammaire, 5 minutes...Pas vraiment la place à l'improvisation, mais vous devez commencer à le comprendre, au Japon, tout est calculé d'avance et doit rentrer dans des cases !
Nous avons donc dû chacun notre tour faire un vrai cours de français devant les autres candidats + le jury soit 7 personnes en tout. Et bien figurez-vous que c'est hyper dur de faire un cours de français en japonais !!!
Puis nous avons dû expliquer nos motivations, nos disponibilités etc. là encore en Japonais et devant tout le monde. Grand moment de solitude mais bon, comme on dit ici, "gambarimasu" (j'me débrouille !).

La suite : étape 2 validée. Passons à l'étape 3. Rebelote. Retour dans l'école une semaine plus tard, et c'est reparti pour 5h de formation. Mais cette fois toute seule. Ah, c'est bon signe ça !

Puis vient le moment de finaliser le contrat et toutes les procédures administratives.
Le contrat : et bien figurez-vous que j'ai signé un contrat en Japonais...pas tout compris mais bon...lol...
Pour la suite, il a fallu que j'aille poireauter 3h au bureau de l'immigration à Nagoya pour faire modifier mon visa de "Desperate housewife" afin que je puisse travailler au Japon. C'est chose faite maintenant.
Il ne me reste plus qu'à faire un examen de santé complet, la "révision des 50,000 km" en quelque sorte :-) : tension, prise de sang, test d'urine, radio des poumons et autres réjouissances. Pas de secret pour l'entreprise Japonaise, qui veut tout savoir de ses employés ! En tous cas, ça promet une belle journée à l'hôpital tout ça, que je vous raconterai certainement très prochainement sur ce blog.

En attendant, j'ai quand même déjà commencé à enseigner à l'école. Bref, c'était pas gagné avec tous ces tests et ces entretiens en Japonais, mais I did it !!!
Je donne un cours privé à une étudiante en pâtisserie française toute mimi qui va partir en France l'année prochaine et qui me raconte comment elle fait ses éclairs au café et ses gâteaux au chocolat. Un régal.
Et la semaine prochaine je commence les cours avec une classe de 5 élèves.

Une expérience unique en prévision : qui m'aurait imaginée prof de Français au Japon ???

dimanche 27 septembre 2009

Harakiri #13: Attention aux méduses !


Un beau dimanche ensoleillé, nous décidons d'aller à la plage nous rafraîchir un peu. Quoi de plus normal quand on habite à quelques kilomètres et qu'il fait 35°C dehors ?

Nous voilà donc arrivés sur une jolie plage de sable doré, avec des cabanes en bois blanc, des paillottes, et des familles qui viennent faire bronzette et pique-niquer sur la plage. Cool ! On pose nos serviettes, on se met en maillot de bain, et zou, direction la mer !

Mais c'est bizarre, ya personne qui se baigne, pourtant l'eau est vraiment délicieuse. Bah, peut-être que les Japonais ne savent pas nager, en tous cas ils ne savent pas ce qu'ils ratent !

A peine entré dans l'eau, Cyril est foudroyé par une douleur vive au bras, comme une décharge électrique...et ressort de l'eau en hurlant. Et son bras s'est mis à gonfler et devenir tout rouge (non, amis du module, ce n'était pas le wouch wouch wouch !!).


A ce moment là, nous avons compris pourquoi il n'y avait personne qui se baignait...C'était à cause des méduses !!

Nous l'avons encore plus compris le lendemain, quand Cyril a raconté ses mésaventures à ses collègues, qui se sont tous moqués de lui en disant "Eeeehh, mais c'est la mer de Septembre, on ne se baigne jamais à cette période à cause des méduses."

Ils doivent apprendre ça à l'école, ou bien on a dû rater les panneaux écrits en kanjis...Snif...
Toujours est-il que ça fait super mal, et qu'il a fallu 2 semaines à Cyril pour s'en remettre.
Pour référence, voici la méduse mortelle du Japon :

Et celle sur l'emballage de la pommade de Cyril :

Kawaii, non ?
Celle qui l'a piqué doit se situer entre les deux...N'empêche, la prochaine fois qu'on voit une de ces cochonneries, on la découpe en sashimi !!

jeudi 3 septembre 2009

Harakiri #12 : Les cours de Japonais, c'est Indiana Jones !


Déjà 1 an que nous apprenons le Japonais...C'est devenu notre petite routine, 2 fois par semaine, de 19h à 21h...Enfin, routine, pas tant que ça, car au Japon, milieu hostile, plein d'événements incongrus peuvent arriver pendant les cours !

Tout d'abord, nous étions tranquillement en train d'apprendre une nouvelle forme grammaticale (comment dire "je pense que ceci...", ou "il a dit que cela...", très utile d'ailleurs !). Donc les cerveaux bouillonnaient, nous étions concentrés à fond...jusqu'à ce que la prof hurle d'un cri strident et saute de sa chaise en arrière...hiiiiiii...mais keski's passe ?? un serpent ? une araignée ? dans le doute, bien sûr, et totalement surpris, nous sautons aussi de notre chaise...En fait il s'agissait d'un énoooorme cafard volant tout noir qui était juste à nos pieds. Une affreuse bêbête ! Beeerk ! Et la prof de continuer de hurler ! Bien sûr, Cyril, l'homme de la situation, a pris les choses en main (il n'aurait pas fallu que ce soit une araignée, il aurait moins fait le fier ;-)) et s'est mis à la poursuite du cafard pour lui faire la peau. Mais pas facile de venir à bout d'un cafard volant ! Ca s'est terminé à coups de tatanes derrière les rideaux...Une tuerie ! La prof était tout admirative de Shirirou-San, qu'est-ce qu'il est fort et courageux ce Français !! Cyril a donc pu rouler des mécaniques pendant un petit moment :-) N'empêche qu'elle nous a quand même bien fait peur à hurler comme ça, c'est un coup à avoir une attaque cardiaque, quand on est concentrés comme on l'était !!

Un autre jour, pareil, nous étions en train de revoir nos kanjis et étions à fond dans l'explication de l'un d'entre eux...Et là...jisshin !! En fait, Sophie a senti la secousse arriver quelques secondes avant tout le monde (un don surnaturel ? :-) ), et ne disait plus rien...Et puis la pièce s'est mise à trembler d'un grand coup pendant 10 secondes, il y a eu un gros grondement sourd, les rideaux bougeaient, les murs tremblaient, on a vraiment vu l'onde de choc se propager ! Brrrrrr !! Pas vraiment eu le temps de réaliser en fait...Mais Suzuki sensei (la prof), elle, en revanche, a vite réalisé ! En un quart de seconde, on l'a vue disparaître sous le bureau ! Alors que nous, nous n'avons même pas eu le temps de bouger que c'était déjà fini. On s'est regardés, genre "heu, qu'est-ce qu'on fait là, ça bouge, c'est un jisshin, non ??". Après, Suzuki s'est bien moquée de nous et de notre manque de réaction, mais on a aussi bien rigolé quand on l'a vue ressortir de sous son bureau ! Incroyables, les réflexes ! Il faut dire qu'ils ont l'habitude et qu'ils sont formés dès leur plus jeune enfance à réagir rapidement en cas de tremblement de terre, quels que soient l'endroit et la situation. Il n'y a qu'ici qu'on peut voir ça !!!

Moralité, au Japon, chaque cours de Japonais est une nouvelle expérience ! Pas de routine qui tienne, et on se demande toujours ce qui va arriver au cours suivant !!

jeudi 23 juillet 2009

Harakiri #11 : Un peu plus près du soleil...

...Au jardin de lumière et d'argent...Pour oublier les rivages brûlants...Pourquoi cette petite chanson de ce cher groupe Toulousain (maisooon, snif !) - cliquez ici si vous voulez voir la vidéo du clip kitchissime, et avoir la chanson dans la tête toute la journée !

Et bien parce qu'hier, il y a eu une éclipse totale du soleil au Japon, la plus longue du siècle (environ 6 minutes pendant lesquelles le soleil était masqué par la lune), et que pour la voir, nous avons dû nous rapprocher du soleil et monter en altitude au dessus de l'épaisse couche de nuages qui recouvrait le Japon.



Mais où peut-on donc aller pour cela ?

Au Fuji-San, bien sûr !! Nous ne pensions pas monter dessus si tôt, vu que notre ascension est prévue pour le mois d'Août - voir précédent message. Mais nous nous baladions avec les parents de Sophie dans le coin, bien déterminés à voir cette fichue éclipse, et finalement comme le ciel ne se dégageait pas, nous nous sommes dit qu'à 2,000 mètres d'altitude on apercevrait peut-être quelque chose !
Pari risqué...mais pari gagné !
Nous avons traversé l'épaisse couche de brume en voiture, que nous avons garée sur le parking du départ du sentier menant au sommet, et nous avons continué à pied.

Evidemment, comme tout cela n'était pas du tout prévu, nous n'étions vraiment pas habillés pour ! Tous les randonneurs ultra-équipés avec leurs gants, combinaisons étanches, sac à dos et chaussures de randonnée, nous regardaient comme des extra-terrestres. Mais ils sont fous, ces Gaijins, de vouloir monter le Fuji habillés comme ça !
Oui, nous sommes fous, et alors ??

Donc, nous nous sommes bien payé la honte, mais vous vous en doutez, nous ne sommes pas montés jusqu'au sommet ! Nous avons grimpé pendant 1h jusqu'à la station 6 (la première du sentier, en fait !) et avons pu admirer la vue superbe ET l'éclipse de soleil. Elle n'était pas totale là où nous étions, mais quand même, on a bien vu la différence de luminosité pendant une bonne demi-heure, et surtout on a bien vu la lune passer devant le soleil. Moment magique...

En tous cas, tout cela nous a donné un bon aperçu pour notre rando dans 1 mois : beaucoup de monde, une grosse grosse montagne à monter avec une pente bien raide, du vent, du froid...gloups...on flippe à mort maintenant !!!

PS : Tonio & Marie, on a fait cette photo pour vous suite à vos commentaires sarcastiques ;-)

D'ailleurs, pas évident de smoke a cig à 2,400 mètres d'altitude, il n'y a pas beaucoup d'oxygène !!

mercredi 1 juillet 2009

Harakiri #10 : V comme Victoire...ou pas !


Il y a longtemps que nous voulions vous montrer cette photo (ça se voit, on avait encore des gros pulls et tenues d'hiver, alors qu'en ce moment il fait 35°C et super humide !!).
Mais mieux vaut tard que jamais, Sof voulait vous faire partager ce grand moment de solitude.
En effet, après avoir passé une soirée très sympa avec des copains Japonais, nous décidons de faire quelques photos pour immortaliser ce moment.
Cela ne vous a pas échappé, au Japon la règle sur les photos c'est les doigts en "V", signe très populaire et symbole de paix. Voici d'ailleurs ce que nous avons pu trouver comme explication à ce sujet :

* Durant les jeux Olympiques d'hiver à Sappora, une patineuse sur glace du nom de Janet Lynn est tombée lors de sa représentation, mais elle a continué à sourire malgré sa chute. Classée troisième, les acclamations du public furent si chaleureuses qu'elle devint très populaire au Japon. Après cela, Janet Lynn, une pacifiste engagée a été régulièrement prise en photo en faisant ce signe.

Bien qu'il soit déjà connu auparavant, beaucoup de japonais attribuent l’origine de son utilisation lors des photos à cette sportive.

* Une autre origine probable remonte à la seconde guerre mondiale. Ce symbole était utilisé par les alliés pour indiquer la "victoire" puis a été récupéré par les japonais sans forcément prêter attention à sa signification première.

* Durant les années 1970-80, ce signe était utilisé accompagné d'un cri : "piisu!", ce cri est depuis tombé en désuétude bien que le signe demeure très populaire.

Voilà pour la petite explication. A noter qu'on prend très vite l'habitude de faire ce signe sur toutes les photos...Et il y a des lieux où ça passe moyen (genre à Hiroshima !).
 
Pour en revenir à ce Harakiri, nous prenions donc plusieurs photos de groupe à la suite, puisqu'il y avait plusieurs appareils photos. Et ce que je n'ai pas compris, c'est que le groupe changeait de position à chaque fois : une fois les poings serrés, une fois des grimaces, etc. Autrement dit, ils ne restaient pas à chaque fois bêtement avec leurs doigts en V et le même sourire comme moi...Même Cyril avait compris le truc et il ne m'a rien dit...Suis dégoûtée !!
 
 
Autant dire qu'il n'y a sûrement que la première photo où tout le monde avait effectivement les doigts en V que je n'ai pas l'air trop bête. Mais je me suis sentie vraiment ridicule quand j'ai regardé les photos...ils se sont bien fichus de moi et ont bien ri les copains !!
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