lundi 2 novembre 2009

Shikoku - suite et fin des vacances


Nous avons quitté le château de Matsuyama, point le plus à l'ouest de notre escapade Shikokuienne (?!), direction Kotohira.

Le Kotohira-gu, plus connu sous le nom de Kanpira-San, est le principal sanctuaire shintoïste de Shikoku, et l'un des plus sacrés du pays. S'il y avait donc un temple qu'il fallait faire parmi les 88 du pélerinage de Shikoku, c'était bien celui-là !
Mais pour y parvenir, il faut gravir les 785 marches de pierre à travers bois, soit environ 1h de grimpée. Nous sommes arrivés vers 18h, "à la fraîche" (il faisait tout de même environ 30°c et beaucoup d'humidité) et avons donc commencé notre loooongue ascension.

Non, en fait ça paraît terrible comme ça, mais ça ne l'est vraiment pas, et en plus ça vaut le coup car le temple était magnifique, avec une super vue sur la région et la plaine de Sanuki.

Nous avons ensuite passé la nuit à Takamatsu, ville qui se trouve au pied du Seto Ohashi (l'un des plus longs ponts du monde, qui relie Shikoku à Honshu, l'île principale du Japon) et qui était autrefois la capitale fortifiée du royaume féodal de Sanuki et le principal port de l'île. La ville a été frappée par les bombardements de la 2e Guerre Mondiale, et les rares sites touristiques qui subsistent sont précieux. Parmi eux, on compte le Parc de Ritsurin, l'un des plus beaux jardins zen du Japon.

Créé au sud de la ville au 17e siècle il a fallu 100 ans pour achever ce jardin, chef d'oeuvre de l'art paysager, où se mélangent pins, étangs, ponts arqués, pavillons de thé et...gros poissons effrayants : Carotte n'a pas mais alors pas DU TOUT aimé ces grosses carpes multicolores qui grouillaient dans l'eau la bouche ouverte !!

Puis nous sommes allés à Yashima, un endroit très prisé des Japonais car il surplombe la ville et qu'il offre un superbe panorama sur la mer Intérieure. Nous y avons visité un joli temple dans lequel nous avons fait les pitres et touché les "attributs" des statues - cela porterait bonheur, alors...on va pas se gêner !!

Nous avons ensuite repris la route et affronté 10h d'embouteillages, après ces 4 jours de vacances inoubliables à traverser les rizières ( et à crier "riiiizièèèèère" à chaque fois, en pensant aux copains du Module ;-) ), voir des endroits superbes, manger des spécialités délicieuses, même si on savait pas toujours comment ça se mangeait, et surtout bien rigoler.

samedi 31 octobre 2009

Quand la Toyota fait "boum"


Voilà, Sophie attendait son premier rêve en Japonais, après celui de Cyril à propos d'un Shinkansen il y a quelques mois (cf récit du rêve), et bien ça y est, j'ai enfin rêvé en Japonais !! C'est pas trop tôt, au bout de 10 mois !!
J'avais promis de vous le raconter, chose promise, chose due.
On reste toujours un peu dans le thème du transport, puisque cette fois ce n'est pas de TGV qu'il s'agissait, mais de Toyota !

On conduisait tranquillement sur les routes de Shikoku, une route super étroite du genre de celle qu'on a faite cet été (vous vous en souvenez, n'est-ce pas, Alain & Carotte ?!), et puis tout d'un coup : BOUM !! La voiture qui explose et prend feu. Ca alors, ces Toyota c'est vraiment pas fiable - lol.
Du coup, nous avons dû abandonner la voiture au bord de la route et marcher jusqu'à trouver quelqu'un pour nous aider...Et nous sommes carrément tombés sur un golf (est-ce parce que j'ai passé la semaine dernière dans des golfs, puisque j'ai organisé un tournoi de golf caritatif pour le boulot...sûrement...j'en ai tellement fait une overdose, de golfs, que j'en vois même dans mes rêves !).
Et là, d'essayer d'expliquer en Japonais à des vieux golfeurs Japonais que, "Sumimasen", la voiture est cassée, "boum", est-ce qu'ils pourraient nous conduire jusqu'à la prochaine grande ville ?
Refus catégorique de tous, effrayés de voir des gaijins dans ce coin là...Snif.

Comment a t'on fait, alors ?
Et bien c'est là que ça déraille un peu...J'ai appelé mon Dad (mon sauveur !!) - en français, là, je précise -, qui est venu aussitôt nous chercher et nous ramener à la maison...Mais une question, Papa : qu'est-ce que tu fichais là, au Japon, à Shikoku qui plus est...hihihi...les rêves sont vraiment bizarres.

mercredi 28 octobre 2009

Pepsi exotique


Il n'y a pas que Kit Kat qui se parfume bizarrement au Japon...voir précédents messages sur tous les Kit Kat qui existent au Japon.
Il y a aussi Pepsi, qui tente des goûts assez originaux :



Parfum Shiso : le Shiso est une herbe très utilisée dans la cuisine au Japon, elle est notamment souvent servie avec les sushis ou sashimis, et elle a un goût un peu entre la menthe et le basilic.

Parfum Azuki : le Azuki, c'est tout simplement du haricot rouge. Là aussi, le Azuki est très utilisé au Japon, surtout dans tout ce qui est desserts, pâtisseries - ça se marie très bien avec le thé vert - et cela ressemble un peu à de la crème du marron.

Enfin, vous nous croirez ou pas (nos goûts sont peut-être zarbis maintenant :-) ), figurez-vous que même si c'est (TRES) spécial, c'est plutôt bon ! Et si Pepsi lançait le Pepsi Menthe ou le Pepsi Crème de marron en France ???

mardi 27 octobre 2009

Kezako #32


Voici un nouveau Kezako !

SOLUTION :

Taaaan-daaaann ! Nous vous présentons en exclusivité "Faltima", l'aspirateur qui fonctionne et aspire tout seul comme un grand ! Plus besoin de nous ! Il se recharge sur secteur, et est autonome plusieurs heures pour aller aspirer partout dans tous les coins.

Bon, c'est un peu cher (30,000 Yen, soit environ 200 Euros) mais c'est quand même sympa comme petit robot, non ?

lundi 26 octobre 2009

Itadakimasu #2


Le précédent "Itadakimasu" vous donnait quelques règles de savoir-vivre pour vous débrouiller à table au Japon. Passons maintenant aux choses sérieuses : ce qu'il y a dans l'assiette !
Et pour commencer, un incontournable : le takoyaki たこ焼き, littéralement "poulpe grillé".

Vous ne pouvez pas le rater, surtout pendant les festivals (et il y en a souvent au Japon !). Il s'agit d'une sorte de petite boulette faite de pâte à crêpe et fourrée avec un morceau de poulpe (généralement un bout de tentacule !) et cuite en moule. C'est généralement servi par 6 ou 10 boules, avec dessus une sauce spéciale un peu sucrée, de la mayonnaise et des copeaux de bonite séchée (miaaaaam !).



Le takoyaki est originaire d'Osaka, où l'on adore ce genre de nourriture simple, pas chère et super bonne !
Il faut avouer que la première fois que nous avons goûté au takoyaki, nous avons eu un peu peur...Berk, du poulpe !! Mais en fait c'est trop bon !!!! Et nous ne sommes pas les seuls à aimer cela, les Japonais aussi en raffolent.

Admirez la technique de ce "Monsieur takoyaki" - surtout vers la fin de la vidéo quand il tourne les petites boules de poulpe, tout ça juste avec une baguette en métal !



La question que nous nous posons, c'est : combien de boules de Takoyaki sont cuisinées chaque jour dans la seule ville d'Osaka ??? Ca doit faire un paquet de poulpes, tout ça !
Itadakimaaaaaassssu!

Shikoku - 3e jour


Nous vous avions laissés à Matsuyama, au Nord Ouest de l'île de Shikoku. Qu'y a t'il donc à faire dans cette ville ?

Et bien, à Matsuyama, il y a tout d'abord le fameux Dogo Onsen 道後温泉, qui est la plus vieille et la plus célèbre station thermale du Japon (pour ceux qui ont oublié ce qu'est un onsen, cliquez ici).
Cet onsen remonterait à l'époque des Dieux. D'après la légende, on a découvert les vertus de son eau chaude jaillissante de la roche quand un héron blanc y a plongé sa patte cassée et qu'elle a guéri. L'idée de se baigner pour le plaisir est venue ensuite.
Le bâtiment actuel est en bois et a été construit en 1894 dans le style des châteaux japonais. A l'étage, on trouve le Yushinden, un bain spécial réservé aux membres de la famille impériale Meiji, et une pièce que l'écrivain Natsume Soseki aurait utilisée régulièrement.

Le Dogo Onsen est ouvert à tout le monde, et c'est même carrément un lieu de pélerinage où tout Japonais doit passer au moins une fois dans sa vie !
Les familles viennent donc là pour se ressourcer et se relaxer, et prendre le thé dans une des salles tatamis du Dogo Onsen.

L'ambiance dans la ville est du coup assez spéciale. Nous sommes arrivés vers 19h après notre petite balade à Uchiko, et tout le monde était dans les rues, en yukata (sorte de kimono d'été qui sert de peignoir pour l'occasion) prêt à aller se baigner...C'était vraiment drôle !!

Quelque chose nous échappe toujours un peu : comment font-ils pour aller se baigner dans un bain à 45°c quand il fait déjà 35°c dehors et 90 % d'humidité ?
En tous cas, nous n'avons pas tenté le bain, nous nous sommes juste baladés dans la ville pour sentir un peu l'atmosphère.
Nous avons même croisé Totoro !

Le lendemain, visite du château de Matsuyama 松山城, construit en 1603 et en partie bombardé par les Américains pendant la 2e guerre Mondiale. Nous avons enfilé des jolis chaussons verts pour visiter et avons grimpé les 5 étages pour admirer la vue imprenable sur la ville.

Puis c'est reparti pour la dernière journée, direction Takamatsu - la suite dans le prochain épisode !

samedi 24 octobre 2009

Harakiri #14: Prof !


Les semaines défilent à une vitesse folle et ne se ressemblent pas.
Il faut dire qu'on est bien occupés, entre le boulot, les sorties, les visites...Avec tout ça, Sophie a oublié de vous raconter comment elle est parvenue à devenir prof de Français dans une école de langues à Nagoya...C'était pas une mince affaire !

D'abord envoyer sa lettre de candidature et son CV, en anglais, à la dite école - c'était la première et dernière fois que j'ai pu communiquer en anglais avec eux, incroyable, non, pour une école de langues ? Après quelques semaines, une Responsable me rappelle pour fixer un entretien, j'arrive à peu près à comprendre de quoi il s'agit et à noter la date et le lieu de rendez-vous.

Moi qui pensais arriver tranquille pour un petit entretien peinard, mauvaise surprise, nous sommes 4 sur le coup ! 2 Japonaises, un Français bilingue en Japonais et moi (pas bilingue en Japonais ;-) ). Nous rentrons tous dans la même salle, puis une Japonaise vient nous faire une formation de 5h sur l'école, ses valeurs, sa pédagogie, sa réputation exceptionnelle...oui, tout en Japonais, bien sûr. Et une formation qui se voulait interactive, donc avec des questions qui nous étaient posées directement, histoire de voir si on suivait, ainsi que des jeux de rôle. Bref, je suis ressortie de là le cerveau en compote. Mais c'était un bon cours de japonais pour moi en tous cas !!

La suite : l'étape 1 a été validée. Passons donc à l'étape 2. Retour une semaine plus tard dans la même école, avec les mêmes candidats moins une personne qui manifestement ne devait pas faire l'affaire. Et c'est parti pour 6h...
Là, la Directrice de la formation nous apprend la méthode d'enseignement de l'école qu'il faudra scrupuleusement respecter : chaque cours est chronométré au millimètre. D'abord introduction du cours pendant 3 minutes, puis introduction des nouveaux mots et du point de grammaire pendant 5 minutes, lecture du dialogue 3 minutes 30, répétition avec la classe 2 minutes, jeu de rôle 4 minutes, point de grammaire, 5 minutes...Pas vraiment la place à l'improvisation, mais vous devez commencer à le comprendre, au Japon, tout est calculé d'avance et doit rentrer dans des cases !
Nous avons donc dû chacun notre tour faire un vrai cours de français devant les autres candidats + le jury soit 7 personnes en tout. Et bien figurez-vous que c'est hyper dur de faire un cours de français en japonais !!!
Puis nous avons dû expliquer nos motivations, nos disponibilités etc. là encore en Japonais et devant tout le monde. Grand moment de solitude mais bon, comme on dit ici, "gambarimasu" (j'me débrouille !).

La suite : étape 2 validée. Passons à l'étape 3. Rebelote. Retour dans l'école une semaine plus tard, et c'est reparti pour 5h de formation. Mais cette fois toute seule. Ah, c'est bon signe ça !

Puis vient le moment de finaliser le contrat et toutes les procédures administratives.
Le contrat : et bien figurez-vous que j'ai signé un contrat en Japonais...pas tout compris mais bon...lol...
Pour la suite, il a fallu que j'aille poireauter 3h au bureau de l'immigration à Nagoya pour faire modifier mon visa de "Desperate housewife" afin que je puisse travailler au Japon. C'est chose faite maintenant.
Il ne me reste plus qu'à faire un examen de santé complet, la "révision des 50,000 km" en quelque sorte :-) : tension, prise de sang, test d'urine, radio des poumons et autres réjouissances. Pas de secret pour l'entreprise Japonaise, qui veut tout savoir de ses employés ! En tous cas, ça promet une belle journée à l'hôpital tout ça, que je vous raconterai certainement très prochainement sur ce blog.

En attendant, j'ai quand même déjà commencé à enseigner à l'école. Bref, c'était pas gagné avec tous ces tests et ces entretiens en Japonais, mais I did it !!!
Je donne un cours privé à une étudiante en pâtisserie française toute mimi qui va partir en France l'année prochaine et qui me raconte comment elle fait ses éclairs au café et ses gâteaux au chocolat. Un régal.
Et la semaine prochaine je commence les cours avec une classe de 5 élèves.

Une expérience unique en prévision : qui m'aurait imaginée prof de Français au Japon ???

lundi 19 octobre 2009

Shikoku - 2e jour


Suite de notre petite balade à Shikoku.
A peine remis de nos émotions de la veille avec le festival d'Awa Odori que nous vous avons raconté dans un précédent message, nous voilà repartis à bord de notre vaisseau doré vers de nouvelles aventures.

Après avoir pris un bon petit déjeuner sur la plage et fait un plouf dans l'eau délicieuse, nous continuons notre route vers l'Ouest.

Nous passons près de la plage Ohama Beach, la plage aux tortues, où malheureusement la baignade est interdite pour ne pas déranger les tortues qui viennent pondre leurs oeufs. Sur la route nous avons pu admirer de très beaux paysages, très sauvages, et très différents de ce que nous connaissions du Japon.

Puis, après avoir conduit pendant une heure sur la route de montagne la plus étroite qui puisse exister - et qui plus est, en très mauvais état, étant donné qu'il y avait eu un typhon 2 jours auparavant et que les branches et cailloux qui l'encombraient n'avaient pas encore été nettoyés - et croisé des bêtes sauvages dont on ne soupçonnait même pas l'existence, nous sommes arrivés à Kochi, charmante petite ville aux airs légèrement méditerranéens, et capitale des chiens de combat.

Nous y avons passé la nuit, puis le lendemain nous sommes allés nous promener dans la ville, près du château, puis sur la côte, profiter du temps qui était splendide.


Nous avons ensuite continué notre route vers Uchiko, joli petit village très typique et paisible, où nous n'avons pas arrêté de faire les zouaves - cf la photo "L'Oreal parce que je le vaux bien" avec 2 superbes mannequins pour l'occasion :-), ou celle où nous étions sur le jeu pour enfants à chanter "warabiiiii mochiiii" - les habitants nous regardaient interloqués !

Ah la la, que de bons moments, quand on y repense !

La suite de nos aventures dans un prochain épisode : direction Matsuyama et Takamatsu !

vendredi 16 octobre 2009

L'Empire du soleil couchant


Depuis que nous sommes ici, nous avons compris toute la signification du drapeau Japonais...Nous avons assisté à tellement de couchers de soleil magnifiques, avec un soleil rouge plongeant dans la mer ou derrière les montagnes...
Voici un petit "Best Of" de ces moments magiques - lequel préférez-vous ?

Okazaki et les sakuras

La Kyoto Tower et les sakuras

Kyoto

Lac Kawaguchiko

Le Mont Fuji

Ise

Cap Irago

Inuyama

Le lac Biwa

Hamamatsu

Gamagori

Minamichita

L'automne continue de nous réserver de jolies journées pleines de soleil : le temps est beau (grand ciel bleu - quand il n'y a pas de typhon !), sec (finie, l'humidité de cet été) et très doux (environ 25°c la journée).
Cela nous change de Bruxelles, c'est un vrai plaisir de pouvoir encore en profiter comme ça en Octobre ! On comprend pourquoi les Japonais aiment tellement cette saison, nous c'est pareil.

jeudi 15 octobre 2009

Yatosa ! Yatosa !


Avec tout ça, nous ne vous avons même pas raconté la suite de nos vacances à Shikoku (cliquez ici pour voir le premier épisode).

Après avoir admiré les tourbillons de Naruto et trouvé à la toute dernière minute un hôtel (ils étaient tous complets dans la région, du coup nous n'avions pas réussi à réserver à l'avance !), nous sommes allés à Tokushima où a lieu chaque année pendant la semaine d'Obon お盆 (semaine où l'on célèbre les ancêtres selon la tradition bouddhiste Japonaise) le Festival Awa-Odori 阿波踊り.

Il y a en permanence des Matsuri (festivals) au Japon. Mais là, nous sommes tombés sur l'un des matsuris les plus animés du Japon, et certainement le plus beau que nous ayons fait jusqu'à maintenant.

Les Awa-odori (littéralement "danse d'Awa", du nom de l'ancienne province d'Awa), sont des danses particulières qui saluent l'arrivée annuelle des esprits des ancêtres sur la terre des vivants. Surnommée « danse des fous » en raison du refrain qui dit : « Que tu danses ou non, tu es un fou, alors autant danser », l'awa-odori provient certainement de l'époque où l'alcool de riz était distribué aux citadins de Tokushima lors de l'achèvement d'un château.
Les danseurs, qui portent des costumes régionaux, marchent et dansent dans les rues de la ville en scandant « Ah! Yatosa! Yatosa! », accompagnés par les sons des shamisens, tambours, cuivres et flûtes.





Photos pentaxone.

Pour cette occasion, c'est toute la ville qui danse et qui vibre en même temps. Un peu comme un énorme Carnaval de Dunkerque, où tous les habitants, de 7 à 77 ans (et même plus) se lâchent pendant quelques jours, comme pour évacuer le stress de leur dure vie de salary man. Il est dit que tous les habitants de Tokushima ont (ou vont) participer au festival en tant que danseur ou musicien au moins une fois dans leur vie, si ce n'est pas tous les ans.
Bien sûr les troupes de danseurs ne sont pas les seules à danser, le public est lui aussi convié et même encouragé à danser et à scander des "Yatosa, Yatosa" ou "Yato, Yato, Yato" en les suivant une fois leur performance finie. La vidéo le prouve, et si vous regardez jusqu'à la fin, vous aurez même droit à du Bob Marley, pour le plus grand bonheur de Cyril.



Bref, c'était un vrai moment d'extase et de dépaysement intense. Nous étions quasiment les seuls étrangers et tout le monde avait l'air tellement heureux que c'était vraiment communicatif, et malgré la chaleur et l'humidité (il devait faire 35°c et 90% d'humidité, un vrai hammam !!), on aurait bien dansé toute la nuit mais à minuit tout était fini...

Toutes nos photos dans l'album "Awa Odori" ci-contre.
Related Posts Plugin for WordPress, Blogger...